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Intimidation à l’école : le traitement des plaintes sera amélioré, assure Québec

Un enfant se prenant la tête, assis avec son sac d'école.

Québec veut revoir le traitement des plaintes dans les écoles.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, réitère son intention d'améliorer les mécanismes de traitement des plaintes dans les écoles publiques et privées, notamment celles liées à des cas d'intimidation.

Un texte de Louis Gagné

Il affirme que le projet de loi 183 permettra de corriger les lacunes identifiées par le Protecteur du citoyen dans les deux régimes d’enseignement.

Déposé à l’Assemblée nationale à la fin des travaux parlementaires, le projet de loi du ministre propose de renforcer le rôle et l’indépendance du protecteur de l’élève dans les écoles publiques.

Il vise également à obliger les établissements d’enseignement privés à se doter d’une procédure d’examen des plaintes formulées par les élèves ou leurs parents.

Sébastien Proulx a tenu vendredi à répondre aux critiques soulevées par des parents d’enfants ayant été victimes d’intimidation à l’Académie des Sacrés-Cœurs et au Séminaire des Pères Maristes.

Ils reprochent au ministère de l’Éducation de ne pas en faire assez pour assurer la sécurité des élèves.

Différence de traitement

Les parents déplorent notamment l’absence d’un mécanisme de traitement des plaintes neutre et indépendant au sein des écoles privées.

Ils soutiennent que leurs enfants n’ont pas droit à la même protection que les élèves du réseau public.

« Nous demandons que tous les enfants du Québec, peu importe le réseau d’éducation fréquenté, puissent bénéficier des mêmes droits au niveau de la sécurité et puissent avoir accès au même niveau de recours », écrivent-ils dans une lettre adressée à M. Proulx et au premier ministre Philippe Couillard.

Il [faut corriger] rapidement cette différence injustifiable quant au traitement au niveau de la sécurité des 130 000 enfants qui fréquentent le réseau d’éducation privé.

Extrait de la lettre envoyée par huit familles d’élèves

Enquête réclamée

Les signataires de la missive critiquent en outre la réponse du ministre de l’Éducation aux événements survenus au Séminaire des Pères Maristes, où six élèves sont soupçonnés d’avoir échangé des photos à caractère sexuel de trois adolescentes.

Ils affirment que le ministre aurait dû exercer son pouvoir d’enquête.

Sébastien Proulx maintient pour sa part que toutes les démarches nécessaires ont été entreprises dans ce dossier, entre autres pour s’assurer que l’ensemble des élèves, en particulier les présumées victimes, soient en sécurité lors de la prochaine rentrée.

Il rappelle que la direction du Séminaire a reçu l’ordre de réviser son plan de lutte contre l’intimidation et la violence, dont la crise des derniers mois a mis en lumière les failles.

Accompagnement

Elle devra également rendre des comptes sur les mesures qui seront mises en place pour protéger les élèves.

« Le Ministère et le Séminaire des Pères Maristes travaillent ensemble […] depuis plusieurs semaines, martèle Sébastien Proulx. J'ai demandé qu'on les accompagne et, surtout, qu'on fasse respecter la loi et qu'ils corrigent les lacunes qui avaient été identifiées par le Ministère. »

Le ministre de l’Éducation se dit par ailleurs préoccupé par les impacts que la médiatisation des événements se déroulant au Séminaire pourrait avoir sur les élèves impliqués.

« Je fais appel à la prudence. Dans tous les cas, ce sont des enfants et à chaque fois qu'on parle d'eux, j'ai l'impression qu'on s'approche d'être en mesure de les identifier et ça, ça m'inquiète, comme parent et comme ministre de l'Éducation », indique Sébastien Proulx.

Avec la collaboration de Pascale Lacombe et Alexandre Duval

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