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Une ex-conseillère accuse Donald Trump d'être raciste, intolérant et misogyne

Une femme en robe avec un regard perçant. Elle a la main sous le menton, songeuse.

Omarosa Manigault Newman alors qu'elle était encore directrice des communications du bureau des relations publiques de la Maison-Blanche.

Photo : Getty Images / Drew Angerer

Agence France-Presse

Omarosa Manigault Newman, une ancienne conseillère afro-américaine de Donald Trump qui côtoie l'homme depuis plusieurs années, accuse aujourd'hui le président de propos racistes et xénophobes. La Maison-Blanche nie catégoriquement ces allégations et les qualifie de « mensonges ».

Ancienne candidate de l'émission de télé-réalité The Apprentice, animée pendant des années par Donald Trump, Omarosa Manigault Newman affirme dans un livre à paraître que son expérience à la Maison-Blanche l'a conduite à conclure que le président américain était « raciste, intolérant et misogyne ».

De janvier 2017 à janvier 2018, Mme Manigault dirigeait les communications de l'Office of Public Liaison de la Maison-Blanche, un service historiquement chargé de communiquer et d'interagir avec divers groupes d'intérêt.

Elle assure avoir entendu le président déverser des insultes racistes contre un homme d'origine philippine, selon le Guardian, qui a obtenu une copie du livre à paraître prochainement.

Dans ce livre, Omarosa Manigault Newman remonte aussi jusqu'à l'époque de The Apprentice et cite trois sources affirmant que le milliardaire a utilisé le mot « nègre » plusieurs fois, et qu'un enregistrement le prouve.

Héritée de la période esclavagiste, cette invective est l'une des plus graves insultes raciales lorsqu'elle est utilisée par une personne qui n’est pas noire, si bien qu'elle n’est habituellement pas prononcée et qu’on lui substitue l’expression « the N word » [le mot qui commence par N].

Si elle ne l'a pas entendu directement, Omarosa Manigault explique que cela cadre parfaitement avec l'homme qu'elle a longtemps côtoyé, mais qu'elle a réellement découvert lors de son expérience à la Maison-Blanche.

« L’emploi du "mot qui commence par N" ne représente pas seulement la manière dont il parle. Plus troublant encore, ça démontrait comment il me percevait et percevait l'ensemble des Afro-Américains », écrit-elle.

Selon le Washington Post, l'équipe de campagne de Donald Trump lui aurait proposé, après son départ de la Maison-Blanche, un emploi rémunéré 15 000 dollars par mois accompagné d'un contrat exigeant son silence sur tous les sujets concernant le président, le vice-président et leurs familles.

Vendredi, la Maison-Blanche a réfuté ces accusations.

« Au lieu de dire la vérité sur tout le bien que le président et son administration font pour rendre l'Amérique sûre et prospère, ce livre est truffé de mensonges et de fausses accusations », a déclaré la porte-parole, Sarah Sanders.

« Il est triste qu'une ancienne employée aigrie de la Maison-Blanche soit en train de tenter de tirer profit de ces fausses accusations, et pire encore, que les médias lui donnent maintenant un porte-voix, après ne l'avoir jamais prise au sérieux quand elle n'avait que des choses positives à dire sur le président lorsqu'elle travaillait pour l'administration », a-t-elle ajouté.

Donald Trump, président des États-Unis

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