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La fusillade de Fredericton ravive de douloureux souvenirs à Moncton

Les policiers abattus par Justin Bourque sont immortalisés.
Les policiers abattus par Justin Bourque sont immortalisés. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La fusillade de Fredericton survient un peu plus de quatre ans après la fusillade du 4 juin 2014 à Moncton, qui avait causé la mort de trois agents de la GRC. Plusieurs résidents de Moncton se souviennent encore trop bien de ce drame qui les a bouleversés.

Il y a quatre ans, la communauté de Moncton était sous le choc : comment un tel événement pouvait-il survenir dans une ville aussi tranquille?

Ce matin, la fusillade de Fredericton leur rappelle la terreur qui les habitait le soir du 4 juin 2014, alors que tout un quartier résidentiel était placé sous confinement.

Ça nous ramène quatre ans passés, c’est sûr. Je me souviens l’inquiétude de ne pas savoir ce qui se passe vraiment. Ce n’est pas censé se passer dans une petite ville comme Moncton ou Fredericton. On est habitué de voir ça dans les grandes villes, mais pas une petite place comme ici, c’est plutôt tranquille.

Murielle Girouard-Dionne, résidente de Moncton

À ce jour, plusieurs résidents du secteur peinent à parler de l’événement qui les a marqués à jamais. Dès qu’ils en parlent, leur gorge se resserre, et les larmes leur montent aux yeux.

Le souvenir de cet événement soulève un élan de solidarité chez les Monctoniens.

On est tous de la même famille, au Nouveau-Brunswick. On comprend ce qui se passe, alors on peut certainement avoir un peu de solidarité envers [ceux qui ont vécu] cet événement tragique.

Peter Trainor, résident de Moncton

Vague de soutien envers les policiers

Dans les deux incidents, des agents de la paix ont péri dans l’exercice de leur fonction.

Peter Trainor, un résident de Moncton, se souvient d'une vague d’appréciation envers les policiers qui s’était manifestée à la suite de la fusillade de 2014.

Une profonde incompréhension habite néanmoins les citoyens, qui ne comprennent pas qu’on s’en prenne aux corps policiers.

Ces gens nous protègent, mettent leur vie en danger et ça tourne mal… c’est troublant, c’est à se demander qui sera le prochain.

Daniel Brown, résident du quartier placé sous confinement lors de la fusillade de Moncton en 2014

Plusieurs déplorent également l’accessibilité aux armes à feu et craignent que les incidents violents ne se multiplient.

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