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Les corps policiers canadiens pleurent deux des leurs

Les deux photos officielles des agents morts en service.
Les policiers Sara Mae Helen Burns, 43 ans, et Robert Costello, 45 ans, sont morts en service vendredi. Photo: Force policière de Fredericton/Facebook
Radio-Canada

Deux policiers sont morts en service vendredi à Fredericton. Partout au pays, des associations, des corps policiers et des citoyens ont manifesté leur solidarité envers Sara Mae Helen Burns, 43 ans, et Robert Costello, 45 ans, deux des quatre victimes de la fusillade.

Sur les réseaux sociaux, nombres d’utilisateurs d’Instagram, Facebook et Twitter ont partagé le ruban bleu. Il s’agit d’un symbole commémorant les policiers et les agents de la paix morts en service.

Plusieurs publications utilisaient le mot-clic #FrederictonStrong, que l'on peut traduire par FrederictonForte, pour souligner leur soutien.

Une image d'un ruban bleu avec le mot-clic #FrederictonStrong.Une clinique spécialisée dans les soins pour cesser de fumer d'Halifax a partagé, à l'instar de plusieurs utilisateurs d'Instagram, une image d'un ruban bleu. Photo : Halifax Quit Smoking Clinic/Instagram

À Halifax, l’étendard du Nouveau-Brunswick a été accroché au quartier général de la police régionale et les drapeaux de la place Grand Parade ont été placés en berne.

Le drapeau du Nouveau-Brunswick a été installé au quartier général de la police régionale d'Halifax. Le drapeau du Nouveau-Brunswick a été installé au quartier général de la police régionale d'Halifax. Photo : Jean-Michel Blais/Twitter

À Winnipeg, à l’ouverture d’une conférence sur la gouvernance policière, les participants ont tenu un moment de silence à la mémoire des deux policiers.

Des policiers se sont regroupés à un hôpital de Fredericton pour rendre hommage à leurs deux collègues morts en service vendredi.

Deux policiers quittent l'hôpital. Derrière eux, deux drapeaux sont en bernes. Des policiers se sont recueillis devant un hôpital pour rendre hommage aux deux policiers morts en service vendredi. Des drapeaux sont en bernes. Photo : Radio-Canada / Nicolas Pelletier

Sur Twitter, les messages de sympathies abondent. La Gendarmerie Royale du Canada (GRC), la Sûreté du Québec (SQ) et le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) ont entre autres offert leurs condoléances aux familles et aux collègues des victimes.

Plusieurs objets comme des toutous et des fleurs ont été déposés devant un poste de police de Fredericton.

Des fleurs ont été déposées au poste de police de Fredericton pour rendre hommage aux deux policiers morts, vendredi.Sur le panneau à l'entrée du poste de police de Fredericton, plusieurs toutous et fleurs ont été déposés. Photo : Radio-Canada / Alessandra Rigano

« Ça ne se peut pas que ça arrive à Fredericton. [...] Ça brise le coeur », raconte une dame venue remettre des fleurs.

Un ancien policier à une centaine de mètres des lieux

Benoit Sirois est un policier à la retraite. Les scènes de crime, il en a l’habitude : il a été enquêteur pendant plus de 30 ans.

Ce vendredi, ce sont des coups de feu qui ont plombé sa tranquillité matinale puisqu’il habite à une centaine de mètres des lieux de l’incident.

Benoit Sirois (à droite) discute avec un journaliste. Benoit Sirois (à droite) est un policier à la retraite qui habite dans le quartier où s'est déroulée la fusillade. Photo : Radio-Canada

Même si les enquêteurs et les policiers sont en général outillés pour intervenir sur des scènes macabres, voir un collègue en uniforme comme victime, c’est différent pour les policiers que ce dont ils sont habitués, explique-t-il.

« C’est certainement difficile lorsqu’on regarde une personne qui est décédée et qu’elle porte un uniforme comme le nôtre, ce n’est pas tout à fait la même chose là. »

C’est dans les jours qui suivent que ça peut frapper certains individus plus que d’autres.

Benoît Sirois, policier à la retraite

« Ça nous fait penser un peu aux incidents de Moncton », souligne Benoit Sirois, faisant référence ici aux trois policiers de la GRC qui ont trouvé la mort lors d’une fusillade dans les rues de Moncton en 2014. Le tireur a été condamné à 75 ans de prison.

L’effet d’un coup de poing

Pour le président de l’association des policiers de l’Ontario, Bruce Chapman, la nouvelle a eu l’effet « d’un coup de poing dans l’estomac. »

C'est choquant, c'est tragique. C'est une terrible nouvelle pour tout le monde.

Bruce Chapman, président de l’association des policiers de l’Ontario
Le président de l’association des policiers de l’Ontario, Bruce Chapman.Le président de l’association des policiers de l’Ontario, Bruce Chapman. Photo : Radio-Canada

« Vous savez, en tant que policiers, nous prenons en charge ces risques et ces dangers pour les collectivités que nous protégeons. Mais quand tu quittes pour le travail, tu penses que tu vas revenir à la maison ensuite. Et aujourd'hui, deux membres ne vont pas rentrer chez eux. »

« Nous nous sentons mal pour toutes les personnes concernées, les familles, les équipes d'intervention d'urgence », explique pour sa part Mary Anne Silverthorn, la présidente de l’association canadienne de gouvernance de police.

Une vigile a eu lieu vendredi soir dans une église de Fredericton en mémoire des quatre victimes de la fusillade.

Nouveau-Brunswick

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