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La construction d'un rond-point à Belle Rivière est retardée par la découverte d'artéfacts autochtones

Gros plan sur le bras et la main d'un homme qui tient des artefacts

Des fragments de poterie et des éclats de silex taillé, d'autres artéfacts autochtones trouvés dans la région en 2017

Photo : CBC/Meg Roberts

Radio-Canada

Les travaux au chantier au coin des rues Notre Dame et West River seront interrompus pendant 3 ou 4 semaines afin d'effectuer des fouilles archéologiques. Les archéologues ont trouvé jusqu'ici des pointes de flèche, de la poterie et des outils autochtones.

Le maire de Lakeshore, Tom Bain, se dit préoccupé par les délais significatifs que les fouilles archéologiques engendrent, car c’est la Ville qui paie pour les travaux.

M. Bain a fait référence au chantier du rond-point du chemin Puce dans la municipalité d'Essex qui a été arrêté durant un an.

D'après le maire, la fermeture avait entraîné des coûts de plus d'un million de dollars.

Selon ce que les archéologues trouveront, les délais pourraient être bien plus longs, selon le maire de Lakeshore.

Amanda Black dit que la découverte de ces artéfacts pourrait donner un portrait plus complet de l’histoire autochtone dans cette région.

Mme Black est la présidente de la division Windsor de la Société ontarienne d'archéologie. Elle a travaillé au site du rond-point du chemin Puce ainsi qu'à celui du quartier Sandwich.

Une jeune femme pose devant la caméra. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Amanda Black dirige la division de Windsor de la Société ontarienne d'archéologie.

Photo : Radio-Canada / Michael Hargreaves

C’est un travail spécial de pouvoir toucher ces artéfacts qui n’ont pas été vus depuis des milliers d’années, dit-elle avant d’ajouter que nous avons été capables de prouver qu’en réalité, des gens vivent ici depuis que les glaciers ont fondu.

Selon elle, ce qui importe n’est pas nécessairement les artéfacts, mais plutôt l’endroit où ils sont trouvés, car cela permet de donner de l’information contextuelle aux archéologues quant au mode de vie des gens qui vivaient-là il y a plusieurs centaines d’années.

Mme Black dit que la durée des travaux dépendra de la condition du sol, et dans le cas de Belle Rivière, le sol est assez compact, ce qui rend les fouilles plus difficiles.

Une fois que les artéfacts ont été déterrés, ils sont placés dans des sacs individuels, nettoyés, analysés et catalogués.

Par la suite, ces objets vont en entreposage dans un établissement à climat contrôlé ou seront envoyés à la Première Nation à laquelle ils appartiennent.

Windsor

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