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Cacouna pourrait avoir une marina et un port de croisière

Le port de Gros-Cacouna
Le port de Gros-Cacouna Photo: Radio-Canada / François Gagnon

Québec envisage de construire une marina et un port de croisières à Cacouna, a affirmé le ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D'Amour, vendredi. Il a fait cette déclaration en marge de l'annonce du transfert du port de Gros-Cacouna du fédéral au provincial.

Le port pourrait donc accueillir des bateaux de croisière et des plaisanciers. Le ministre a aussi mentionné que l'accès serait donné aux citoyens à l'ouest du port, qui n'est pas ouvert au public actuellement.

On a un site qui est assez exceptionnel et quand je regarde la carte des neuf escales de croisière au Québec, Baie-Comeau y figure. Si on fait des croisières à Baie-Comeau, on peut aussi en faire dans le secteur de Cacouna.

Jean D'Amour, ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent

Jean D'Amour a toutefois précisé qu'il voulait maintenir le volet commercial du port de mer.

Trois autres ports de l'Est-du-Québec seront aussi cédés au gouvernement provincial d’ici 2020. Ottawa fournira 163 millions de dollars à Québec pour notamment couvrir les coûts futurs d’exploitation et d’entretien des quatre ports.

Jean D'Amour n'a pas voulu se prononcer sur la somme exacte qui sera nécessaire pour restaurer le port de Gros-Cacouna, mais a parlé de quelques dizaines de millions de dollars d'investissement dans les 25 prochaines années.

Les Malécites de Viger souhaitent un changement de vocation

Le grand chef de la Première Nation malécite de Viger, Jacques Tremblay, a dit se réjouir de la cession du port.

Il a bon espoir que la Première Nation arrivera à conclure une entente avec le gouvernement du Québec concernant entre autres l’utilisation des terrains à l'est du port de mer, qui se trouvent sur le territoire qu’ils revendiquent.

Le grand chef plaide pour un changement de vocation de l’industriel lourd vers un des projets économiques, culturels, récréotouristiques et scientifiques.

On veut développer un centre d’interprétation sur la présence et la culture malécites dans la région.

Jacques Tremblay, grand chef de la Première Nation malécite de Viger

Le grand chef ajoute qu’il souhaiterait travailler avec des partenaires comme le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), le parc côtier Kiskotuk ou l’Association de gestion halieutique autochtone Mi'kmaq et Malécite (AGHAMM).

Il souhaite que les projets retenus respectent l’environnement, les mammifères marins et les utilisateurs actuels du port. Il demande également l’acceptabilité sociale des projets proposés.

La Première Nation croit être en mesure d’investir plusieurs millions de dollars en infrastructures, ce qui permettrait de créer plusieurs emplois.

D'après les informations de Patrick Bergeron

Bas-Saint-Laurent

Infrastructures