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L'Arabie saoudite laisse une productrice de sirop d'érable dans l’embarras

Étiquette d'informations nutritionnelles écrits en arabe.

Anna Hutchinson dit qu'elle vendrait son sirop d'érable localement, mais l'étiquette ne répond pas aux lignes directrices canadiennes, car les informations sont écrites en arabe.

Photo : Radio-Canada / Brett Ruskin

Radio-Canada

Quelque 900 litres reposent sur des tablettes d'une petite entreprise située à Lake Paul, dans le comté de Kings, à cause de la bataille diplomatique entre Ottawa et Riyadh.

Le conflit diplomatique entre le Canada et l'Arabie saoudite a des répercussions dans plusieurs milieux, y compris le marché local en Nouvelle-Écosse.

C'est une productrice d'une petite entreprise, Anna Hutchinson, qui paye le prix des sanctions commerciales imposées par l’Arabie saoudite.

Elle était sur le point d'envoyer sa première cargaison de sirop d'érable canadien en Arabie saoudite, et ce, après plus d'un an de rencontres avec des représentants du gouvernement, la conception de nouveaux emballages, la traduction en arabe et l'obtention de nombreuses approbations.

Mais le téléphone a sonné la semaine passée. C'était le client en Arabie saoudite.

Il lui disait de mettre le produit en attente jusqu'à ce qu'il puisse résoudre certains différends.

Environ 900 litres de sirop d'érable reposent toujours sur deux palettes dans cette ferme.

Anna Hutchinson se sent dans une situation inextricable et est en attente de plus d'informations. Elle tient une petite entreprise où il manque d'espace d'entreposage.

Il ne peut pas être vendu ailleurs

Le sirop d'érable ne peut pas être vendu ailleurs au Canada parce qu'il ne respecte pas les recommandations alimentaires. Par exemple, les informations nutritionnelles sont en arabe.

« Je ne peux même pas le vendre à d’autres clients dans d’autres pays, car l’étiquette est spécialement conçue pour le marché saoudien », a déclaré Mme Hutchinson.

Son entreprise exporte également à Dubaï, mais le gouvernement des Émirats arabes unis a des exigences d'étiquetage différentes.

« Nous ne voulons pas qu’elle reste dans un conteneur pour une durée indéterminée, a-t-elle déclaré. Là-bas, les températures sont très chaudes. Nous ne savons pas comment le produit pourrait survivre s'il était placé dans un conteneur pendant des mois. »

C'est le deuxième problème commercial majeur rencontré par cette petite entreprise cette année.

La guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis rend son produit 10 % plus cher que les produits américains comparables vendus au sud de la frontière.

« Nous ne pouvons pas rivaliser », ajoute Mme Hutchinson.

L'Arabie saoudite sévit contre le Canada depuis la publication, le 2 août, d'un tweet de la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, sur l'arrestation dans le pays de la militante des droits des femmes Samar Badawi, la sœur de Raif Badawi.

Le pays a depuis annoncé des sanctions commerciales, a annulé les vols directs vers Toronto et rappelé quelque 7000 étudiants saoudiens inscrits dans les universités canadiennes. Il a aussi ordonné le transfert de patients saoudiens hors du Canada.

D'après les informations de Brett Ruskin

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