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Augmentation des dons d'organes en Alberta

Dans une salle d'opération des mains gantées tiennent un coeur humain.
Il y a eu 84 donneurs en Alberta en 2017. Photo: iStock

Les dons d'organes ont augmenté considérablement depuis deux ans en raison d'une nouvelle procédure qui n'impose plus que le donneur soit en mort cérébrale pour qu'il puisse donner ses organes.

Quatre-vingt-quatre personnes mortes en Alberta ont donné leurs organes l’année dernière, un nombre de dons record pour une année en Alberta.

Cette augmentation est due à une nouvelle procédure implantée à Calgary, il y a deux ans, selon un médecin. Plutôt qu'un don fait après une mort cardiocirculatoire, cette technique de don d’organes doit être faite dans les 5 minutes après que le coeur d'un patient a arrêté de battre.

Cette démarche augmente le nombre de donneurs potentiels, parce que ce ne sont plus seulement les personnes qui ont souffert de blessures graves et qui sont déclarées en état de mort cérébrale qui peuvent donner leurs organes.

Cette nouvelle méthode a été adoptée en 2009 à l’Hôpital de l’Université de l’Alberta, à Edmonton. Cependant, elle n’a été mise en pratique qu'en mars 2016 à l’Hôpital Foothills de Calgary.

La première année, il y a eu 3 donneurs à la suite de morts cardiocirculatoires. En 2017, il y en a eu 11.

Le directeur médical du programme de don d’organes du sud de l’Alberta, Andreas Kramer, indique que la majorité des donneurs sont des patients en état de mort cérébrale, même s’il confirme voir de plus en plus de dons de patients en mort cardiocirculatoire.

Sur les 84 donneurs albertains en 2017, 16 étaient en état de mort cardiocirculatoire.

« Ce nombre sera nettement plus élevé en 2018 qu'en 2017 », prédit le médecin.

Cette tendance s’observe par ailleurs à l’échelle nationale. En 2013, 12 % des donneurs morts au Canada étaient considérés comme étant en mort cardiocirculatoire. En 2017, c’était 25 %. La première fois qu'une Canadienne a reçu un organe d'un donneur après une mort cardiaque, c'était en Ontario, en 2006.

Selon Andreas Kramer, il a fallu beaucoup de temps avant que cette pratique ne soit acceptée au Canada : « En 2006, je vous aurais dit que c’était une pratique assez controversée. »

Certaines questions éthiques doivent être prises en compte, explique le médecin, dont celle de savoir quand une personne est réellement morte.

Il précise qu’au Canada les médecins doivent attendre 5 minutes après que le coeur du patient s'est arrêté avant d’enclencher la procédure du transfert d’organes, afin de s’assurer que le coeur ne recommencera pas à battre.

« Il s'agit d'un équilibre délicat », dit-il. Il ajoute qu’il ne faut pas attendre trop longtemps, car l'état des organes peut baisser à cause du manque d’oxygène et du bas niveau de la pression artérielle.

Le spécialiste souligne que, dans la plupart des cas, cette nouvelle méthode de don d’organes connaît d’aussi bons résultats que les dons d’organes de patients en mort cérébrale. Même si le nombre de donneurs en Alberta augmente, 35 Albertains sont morts l'année dernière alors qu'ils attendaient une transplantation. Des centaines de personnes dans la province en attendent toujours une actuellement.

Avec les informations de Robson Fletcher, CBC News

Alberta

Santé