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La police prête à gérer les consommateurs de cannabis au volant

Un jeune homme conduit une voiture en fumant son joint de cannabis.
L'Association canadienne des chefs de police assure que les policiers sont déjà formés pour détecter la drogue chez les conducteurs. Photo: iStock
Radio-Canada

Les services de police du Canada sont prêts à détecter les cas de conduite avec facultés affaiblies par la consommation de cannabis et à y réagir de façon adéquate, soutient l'Association canadienne des chefs de police (ACCP).

Cet engagement, réaffirmé par Mario Harel, président de l'ACCP, survient au lendemain de la publication, par Statistique Canada, de données démontrant qu'un conducteur sur sept a déjà pris le volant moins de deux heures après avoir consommé du cannabis.

En entrevue à l'émission Gravel le matin, sur les ondes d'ICI Première, M. Harel s'est d'ailleurs dit « très peu surpris » des résultats de l'étude, à deux mois de l'entrée en vigueur de la loi permettant la consommation de cannabis à des fins récréatives au pays.

De plus, les services de police « savent que [la conduite après consommation de cannabis] est une situation qui existe déjà », a précisé M. Harel.

Nous sommes déjà équipés, à certains égards, pour répondre à cette réalité où certaines personnes ne comprennent pas le message qu'il ne faut pas consommer de la drogue et conduire.

Mario Harel, président de l'Association canadienne des chefs de police

S'il n'est pas en mesure de confirmer l'exactitude des informations avancées par Statistique Canada, le président de l'ACCP a réitéré que les policiers de partout au pays devaient déjà tenir compte de la présence sur les routes de conducteurs ayant consommé du cannabis.

Situation exacerbée

Au Québec, a poursuivi M. Harel, « tous les policiers sont formés pour être en mesure de détecter [ces conducteurs], puis faire intervenir nos experts en reconnaissance de drogue ».

La légalisation viendra-t-elle exacerber la situation? « Sûrement », a reconnu d'emblée M. Harel.

Le Québec serait par ailleurs la seule province canadienne où tous les agents de la paix sont en mesure d'effectuer les premiers tests pour vérifier si un conducteur a consommé de la drogue, a ajouté M. Harel.

Une fois les premiers tests effectués, l'expert en reconnaissance des drogues procèdera à 12 tests physiques supplémentaires qui permettront d'étayer une éventuelle poursuite devant les tribunaux.

D'autres outils sont en cours de développement, a précisé le président de l'ACCP, et les différentes écoles de formation policière ont augmenté la cadence des cours spécialisés dans ce domaine.

L'ACCP n'atteindra cependant pas l'objectif de 2000 policiers formés dans ce domaine qu'elle s'était fixé en vue du 17 octobre­.

Je crois que le 17 octobre, date où le cannabis sera légalisé, nos policiers seront prêts à faire face à cette nouvelle réalité.

Mario Harel, président de l'ACCP

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