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Fusillade à Fredericton : l'une des victimes civiles et les deux policiers tués identifiés

Un paramédic dépose le violon avec lequel il a joué un air en hommage aux policiers morts en service à Fredericton, dans un endroit où de nombreuses gerbes de fleurs ont été placées.

La communauté a rendu hommage aux policiers morts en service à Fredericton.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

L'identité de l'une des deux victimes civiles mortes lors de la fusillade à Fredericton, dans laquelle deux policiers ont aussi perdu la vie, a été dévoilée en soirée vendredi.

Le réseau CBC a dévoilé qu'il s'agissait de Donnie Robichaud. Il a été identifié par son cousin Shawn Callahan, qui a dit qu'il était « comme un frère et son meilleur ami ». M. Callahan a affirmé que Donnie Robichaud était un père aimant et un musicien talentueux.

L'identité de la deuxième victime est toujours inconnue.

En conférence de presse vendredi après-midi, la force policière municipale a précisé que le suspect est un homme de 48 ans de Fredericton. Aucun autre détail sur son identité n'a été révélé pour le moment, afin de ne pas nuire à l'enquête. Le suspect a été grièvement blessé lors de l'intervention et il reçoit des soins médicaux.

Les deux agents de la Force policière de Fredericton qui ont perdu la vie vendredi matin sont Sara Mae Helen Burns et Lawrence Robert Costello.

Les deux photos officielles des agents morts en service.

Les policiers Sara Mae Helen Burns, 43 ans, et Robert Costello, 45 ans, sont morts en service vendredi.

Photo : Force policière de Fredericton/Facebook

Ils répondaient à un appel concernant des coups de feu lorsqu'ils ont eux-mêmes été abattus.

M. Costello, 45 ans, cumulait 20 ans de service au sein de la Force policière de Fredericton. Il laisse dans le deuil sa femme et ses quatre enfants.

Mme Burns s'était jointe à la police de Fredericton il y a deux ans. La mère de famille de 43 ans laisse dans le deuil ses trois enfants.

L'alerte est levée depuis quelques heures à Fredericton, où le service policier municipal continue son enquête.

Les policiers ont réduit le périmètre de sécurité sur la promenade Brookside, et rouvert le quartier. Il n'y a plus de menace pour le public, souligne la force policière de Fredericton.

La promenade Brookside était bloquée entre la rue Main et le chemin Ring. Il s'agit d'un quartier résidentiel.

Analyse policière avec Guy Ryan, ancien inspecteur du SPVM.

De nombreux policiers, de même que des pompiers et des ambulanciers ont été déployés dans le secteur, ainsi qu'un véhicule blindé.

Le Réseau de santé Horizon a demandé au public d’éviter de se rendre à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à moins d’une urgence.

L’accès des visiteurs au service d’urgence est restreint.

Quatre témoins de la fusillade de Fredericton relatent leur expérience

Les témoins racontent les événements

Une dame qui habite dans le complexe d’appartements où les faits se sont produits affirme qu’une balle s'est logée dans son appartement.

Les balles ont fait plusieurs trous dans une fenêtre et un mur.

Plusieurs impacts sont visibles sur cet édifice faisant partie d'un complexe d'appartements.

Photo : Gracieuseté de Brett Gibbons

« J’étais endormie. Ça m’a réveillée. Quand je me suis réveillée, je suis allée voir à la fenêtre avec mon mari. Et j’ai vu un homme dans l’immeuble en face du nôtre et il a crié dans notre direction. Nos fenêtres ont été fracassées et le projectile a passé à travers le mur et s’est retrouvé dans la chambre à coucher de mon fils. Ensuite, [l'homme] est sorti de l’immeuble. On a entendu d’autres coups de feu. Il s’est rendu au Tim Hortons et c’était terminé. Je l’ai vu », raconte Parisa Motallebikia.

Une jeune femme en entrevue sur le trottoir

Cette dame qui ne s'est pas identifiée affirme qu'une balle est entré dans son appartement.

Photo : Radio-Canada

Son mari, Mojtava Motallebikia, ajoute que c'était horrible, qu'il n'avait jamais rien vu de tel dans son pays d'origine, l'Iran, et qu'il ne veut plus vivre dans cet appartement.

Des policiers déployés à l'arrière d'une ambulance.

De nombreux services d'urgence sont intervenus sur les lieux de la fusillade, à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Pierre Huard, un autre témoin, croyait d’abord que des enfants jouaient avec des pétards quand il a entendu claquer les coups de feu. Il s’est ensuite rendu compte que c’était sérieux. Tout est arrivé très vite. « C’était bouleversant », dit-il, de voir les policiers arriver en véhicule blindé et d’apprendre la mort de quatre personnes.

Entrevue avec Pierre Huard, témoin du drame.

Pierre Huard est convaincu que tous les résidents de la ville ont eu peur. « On se demande si ça s’est vraiment passé. »

Avec des renseignements de Nathalie Sturgeon, Michèle Brideau et Nicolas Pelletier

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Justice et faits divers