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Le BEI traitera les plaintes formulées par tous les Autochtones

Le poste 144 de la Sûreté du Québec à Val-d'Or
Le poste 144 de la Sûreté du Québec à Val-d'Or Photo: Radio-Canada / Claude Bouchard
Radio-Canada

Le Bureau des enquêtes indépendantes sera chargé, à compter du 17 septembre, d'enquêter sur toute allégation criminelle formulée par un Autochtone sur la personne d'un policier au Québec.

Le ministère de la Sécurité publique a précisé, jeudi, que ces mesures sont « le fruit d'une réflexion approfondie, ainsi que de consultations menées auprès de différentes organisations autochtones ».

Il rappelle son engagement pour « une transition guidée par des principes d'intégrité, d'impartialité et de transparence, et qui permettrait d'assurer une collaboration autochtone au processus ».

Le ministère de la Sécurité publique rappelle également que « depuis les événements dits ‘’de Val-d'Or’’, la responsabilité de telles enquêtes relevait du Service de police de la Ville de Montréal ».

Certaines des nouvelles mesures complémentaires se traduiront par le prêt au BEI d'un policier du SPVM ayant participé aux enquêtes sur les événements de Val-d'Or, afin que le BEI puisse bénéficier de l'expertise ainsi développée.

Il s'agit également du recrutement à temps plein par le BEI d'un agent ou d'une agente de liaison et de soutien autochtone, responsable de faire le suivi auprès des plaignants et des victimes, de les accompagner dans le processus et de les diriger vers les bonnes ressources en cas de besoin.

Québec mise aussi sur la formation du personnel du BEI aux réalités et aux cultures des Premières nations et des Inuits, y compris leurs attentes, en collaboration avec des partenaires du milieu.

« L'entrée en vigueur de ce nouveau processus va clore la phase 2 des enquêtes menées par le SPVM, c'est-à-dire celles visant des plaintes reçues après le 5 avril 2016, qui fera l'objet d'un bilan par l'observatrice indépendante, Me Fannie Lafontaine, lorsque les enquêtes seront toutes terminées et auront fait l'objet d'une décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Son rapport sera rendu public ultérieurement », indique le ministère de la Sécurité publique.

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