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Le projet de terminal maritime suscite la grogne de citoyens

Le fjord du Saguenay
Le fjord du Saguenay Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un groupe de citoyens s'inquiète du projet de terminal maritime destiné à expédier le minerai qui sera extrait de la mine du lac à Paul d'Arianne Phosphate.

Ces citoyens demeurent en bordure du Saguenay, en face de l'endroit qui pourrait accueillir ce terminal maritime. Ils craignent de voir leur quiétude perturbée et le paysage irrémédiablement détruit.

« Les touristes qui prennent les bateaux de croisière sont charmés par la beauté du fjord, la beauté du paysage. Et ce qui nous préoccupe c'est qu’avec ce terminal en rive nord, on viendrait ajouter une fracture au paysage », explique Andrée Tremblay, résidente du chemin de la Batture.

Une quarantaine de personnes viennent de former un tout nouveau collectif citoyen.

« Il y a plein d'avenues, plein de solutions. C'est juste que, présentement, on dirait qu'on va au plus court, au moins cher, et parce que présentement il n'y a pas de réglementation », explique Patrick Lemay, porte-parole du collectif de la Batture.

Une femme et un homme travaillent à un ordinateur.Patrick Lemay et Andrée Tremblay travaillent ensemble sur le collectif. Photo : Radio-Canada

Le collectif citoyen souhaite que le développement maritime soit fait de façon durable tout en respectant l'environnement.

« On n'est pas contre le développement. Des emplois, la région en a besoin. C'est une belle région, il faut la développer. Par contre, si on se met à défaire nos ressources, on va se retrouver plus tard en disant qu'on a beaucoup moins de ressources qu'on avait », ajoute Patrick Lemay.

De son côté, Arianne Phosphate rappelle que tous les commentaires inscrits avant le 13 août seront pris en compte dans le rapport de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale.

« Nous mêmes, chez Arianne, on va formuler des commentaires sur le rapport. Nous on est un client dans tout ça. Toutes les parties prenantes de la région qui veulent se prononcer sur les installations portuaires ont le loisir de le faire », relate Jean-Sébastien David, chef des opérations de l’entreprise.

Il reste peu de temps aux membres du collectif de la Batture, qui ont jusqu'au lundi 13 août pour faire avancer leur cause.

Après cette date, l'Agence canadienne d'évaluation environnementale rendra un rapport et la ministre de l'Environnement prendra ensuite une décision.

D’après le reportage de Sarah Pedneault

Saguenay–Lac-St-Jean

Métaux et minerais