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Les réfugiés logés dans deux collèges de Toronto sont maintenant à l'hôtel

Une petite fille dans les bras de son père qui tient un petit drapeau canadien
Toronto doit aider un nombre croissant de demandeurs d'asile. Photo: La Presse canadienne / Chris Young

La Ville de Toronto a fini de reloger tous les réfugiés qu’elle avait placés temporairement dans les résidences pour étudiants des collèges Humber et Centennial. Elle avait fixé au 9 août la date limite pour leur trouver des places dans des hôtels de la région de York pour les accommoder de façon temporaire jusqu’à la fin de l’été.

Un texte de Jean-Philippe Nadeau

Les collèges Humber et Centennial confirment que les 731 réfugiés qu'ils hébergeaient depuis le printemps sont partis. Les derniers ont rejoint tous les autres mercredi dans la région de York, principalement dans des hôtels de Markham. Ils ne pouvaient rester plus longtemps, puisque les étudiants prennent possession de leur chambre dans deux semaines.

Ottawa avait offert 11 millions de dollars à la Ville de Toronto pour payer les frais d'hébergement des deux collèges. L'Ontario avait versé 3 millions à la Croix-Rouge qui s'était chargée d'offrir des services durant le séjour des réfugiés aux campus.

Tous ces demandeurs d'asile ne sont toutefois pas au bout de leurs peines, puisqu'il faudra à nouveau les reloger dans sept semaines.

Le codirecteur du Centre de réfugiés FCJ de Toronto, Francisco Rico-Martinez, explique que personne ne leur avait mentionné, par exemple, l'existence d'un programme d'aide sociale en Ontario. « Ils nous ont dit qu'ils se sentaient complètement laissés à eux-mêmes, lorsque nous leur avons rendu visite il y a quelques jours. »

Trois hommes sont debout.Le maire de Toronto, John Tory, soutient que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral doivent offrir de l'aide qui va au-delà du financement comme par la proposition de sites d'hébergement. Photo : Radio-Canada

M. Rico-Martinez, regrette d'ailleurs que les différents ordres de gouvernement n'aient pas établi une stratégie à long terme pour leur venir en aide. « Nous sommes dans une situation d'urgence; outre les services d'avocats et de travailleurs sociaux, nous devons surtout leur garantir un logement permanent avant l'échéance du 30 septembre. »

En raisons de la forte demande, la propre association de M. Rico-Martinez n'a plus de place dans ses quatre refuges. Au cours des sept derniers jours, plus de 185 migrants sont arrivés dans la métropole.

On doit penser à long terme, les hôtels ne sont que des solutions de rechange à très court terme.

Francisco-Rico-Martinez, du Centre FCJ de Toronto

Il précise qu'il existe des établissements vacants dans la métropole, comme des écoles abandonnées, que la Ville devrait aménager en refuges temporaires. Il ajoute que des églises ont également des sous-sols que l'on pourrait utiliser. « Il est facile d'augmenter la capacité d'hébergement en ville. »

On estime à 64 millions et demi de dollars le coût global associé à l'hébergement de tous les migrants dans des hôtels de la région torontoise. Dans un communiqué, la Ville reconnaît qu'il est nécessaire d'établir une stratégie à long terme pour faire face à la pénurie de refuges. Pour l'heure, 2880 réfugiés s'y trouvent encore. Cela représente 42 % de la population totale de ses abris.

La Ville dit attendre avec impatience l'ouverture d'un centre de triage à Cornwall tel que promis par Ottawa pour réguler le flux de migrants vers la métropole.

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