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Le mouvement sans déchet gagne en popularité en Ontario

Les clients se servent parmi une sélection de produits alimentaires secs.

Les clients sont invités à apporter leur propre contenant réutilisable, mais peuvent aussi en acheter sur place.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Radio-Canada

De plus en plus de commerces sans déchet ouvrent leurs portes en Ontario. Deux initiatives communautaires ont notamment été lancées cet été, l'épicerie Refillery District, à Orillia, et le projet Bare Market, à Toronto.

Un texte de Marie-Hélène Ratel

Le mouvement sans déchet, qui est principalement répandu en Colombie-Britannique et au Québec, gagne en popularité en Ontario.

Dès son ouverture le mois dernier, le Refillery District a été accueilli chaleureusement par les résidents d’Orillia.

Une variété de produits locaux, biologiques et biodégradables y sont vendus, dont la majorité en vrac.

Les clients apportent leurs propres sacs ou contenants réutilisables, ou peuvent en acheter sur place.

Les propriétaires, Allie Fry et Tyler Knight, souhaitent ainsi encourager les membres de la communauté à consommer de façon écoresponsable.

Tyler Knight et Allie Fry sont les propriétaires du Refillery District.

Tyler Knight et Allie Fry souhaitent encourager les gens à acheter des produits éco-responsables.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Les gens doivent savoir que le changement est facile à faire lorsqu'il y a des installations et systèmes en place.

Tyler Knight, co-propriétaire, Refillery District

Bernie Logan, une résidente, souhaite que d’autres commerçants s’inspirent de ce modèle

J’espère que ce magasin sera le premier de plusieurs qui s’installeront dans d’autres communautés, s'exclame-t-elle.

Une variété de produits alimentaires et nettoyants sont vendus au Refillery District.

Une variété de produits alimentaires et nettoyants sont vendus au Refillery District.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Initiatives torontoises

Le mouvement sans déchet est déjà présent à Toronto, mais pour le moment aucun magasin ne permet aux clients d'acheter tout leur produit, comme des aliments, des produits nettoyants et d’hygiène personnelle, au même endroit,

Parmi les commerces bien connus des adeptes de ce mode de vie écoresponsable, on trouve la coopérative alimentaire Karma ainsi que la compagnie de livraison à domicile de savon Saponetti.

La cofondatrice et propriétaire de Saponetti, Nikki Self, a été témoin d’un énorme engouement pour ce type de biens et services, tout spécialement au cours des six derniers mois.

Des gens de différents coins de l’Ontario, comme Guelph et Kitchener, nous contactent, car ils sont à la recherche de plus d'informations.

Nikki Self, cofondatrice et propriétaire, Saponetti

L'entreprise Bare Market, qui a été lancée au cours de l'été, présente quant à elle ses produits lors d’événements publics en plein air. Son concept est très similaire à celui du Refillery District, c'est-à-dire de permettre aux consommateurs de ne se déplacer qu’à un seul endroit pour se procurer tous les biens essentiels.

La compagnie Bare Market a commencé à vendre ses produits cet été lors de marchés fermiers.

La compagnie Bare Market a commencé à vendre ses produits cet été lors de marchés fermiers et autres événements publics.

Photo : avec la permission de Dayna Stein

Peu de commerçants permettent aux clients de remplir les produits dans leur propre contenant. Nous essayons d’encourager un changement d’habitude tant du côté des consommateurs que des producteurs.

Dayna Stein, fondatrice, Bare Market

La fondatrice de Bare Market, Dayna Stein, a grandement été inspirée par le mouvement sans déchet en Colombie-Britannique, où elle a habité.

Lors de son retour à Toronto, elle a constaté qu’il y avait un besoin à combler. Elle espère ouvrir un magasin en 2019 au centre-ville.

Un bon accueil

Selon Enviro Éduc-Action, un organisme qui offre des services-conseils en développement durable, un magasin sans déchet au centre-ville de Toronto serait très bien accueilli par la communauté.

Il y a cette proximité de la clientèle. Souvent la clientèle intéressée par les épiceries zéro déchet est soucieuse de ne pas faire de trop grande distance, parce qu’elle réfléchit à la question des gaz à effet de serre.

Geneviève Carrier, directrice générale, Enviro Éduc-Action

Mme Carrier ajoute toutefois que le nombre de ces commerces dans un secteur ne va sans doute pas augmenter rapidement.

La demande est là, dit-elle, mais les consommateurs doivent aussi se familiariser avec de nouvelles habitudes d’achat.

Toronto

Consommation