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Le centre de prévention des surdoses de London obtient un sursis

Un plateau contenant des fournitures médicales disponibles à un centre d'injection supervisée.
Un plateau contenant des fournitures médicales disponibles à un centre d'injection supervisée. Photo: La Presse canadienne / DARRYL DYCK
Radio-Canada

Le centre de prévention des surdoses de London, qui devait fermer ses portes le 15 août, obtient une extension de financement jusqu'au 30 septembre de la part du gouvernement de l'Ontario afin de rester en service.

Nous sommes très contents d’entendre cette nouvelle qui survient cet après-midi de la part de la ministre de la Santé et des Soins de longue durée, indique le directeur des communications du Bureau de la santé publique de Middlesex-London, Dan Flaherty.

L’important, c’est que les gens qui ont une dépendance aux drogues aient un endroit où aller pour consommer sous la supervision de personnel qualifié qui est en mesure de les aider.

Dan Flaherty, directeur des communications du Bureau de la santé publique de Middlesex-London

La nouvelle était attendue depuis longtemps, selon M. Flaherty.

On savait qu’il y avait une date limite… on s’attendait à des nouvelles, mais on ne savait pas exactement quand on aurait une réponse définitive, insiste le directeur des communications.

Six jours avant la fermeture prévue de l'établissement, le député de la circonscription de London-Centre-Nord, Terence Kernaghan, faisait toujours pression auprès du gouvernement de Doug Ford pour qu'il accorde une extension [de financement] dont le centre avait besoin.

Des preuves

En réponse aux interrogations de la part de l’Opposition officielle durant la période de questions, la ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Christine Elliott, a réitéré la position du gouvernement.

Selon elle, il faut prendre en considération les preuves avant de prendre des décisions concernant les sites d’injection supervisée en Ontario et se baser sur les résultats de recherche des experts.

Le site de London en particulier puisqu'il s'agit d'un centre temporaire. On prolongera les activités de l'établissement afin que l’on puisse examiner les données. C’est ce que j’ai l’intention de faire pendant les prochains jours.

Christine Elliott, ministre de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario

Un centre d’injection supervisée temporaire est situé à la même adresse que le centre de prévention des surdoses. Tous deux sont affiliés à une clinique régionale de traitement du VIH.

Le site du 186 King Street, à London, a reçu plus de 5000 visites de la part de près de 600 personnes depuis son ouverture en février 2018.

Selon les dirigeants du centre, sept surdoses auraient été prévenues en autant de mois dans l'établissement et près d’une centaine de personnes ont été dirigées à des programmes communautaires d’aide à la dépendance.

Les centres de prévention des surdoses sont de manière générale des sites temporaires approuvés par le gouvernement provincial. Pour leur part, les sites d’injection supervisée sont des lieux permanents, approuvés par le gouvernement fédéral.

D'autres projets en attente

Deux autres centres d’injection supervisée permanents sont attendus sur les rues York et Simcoe à London. Une roulotte mobile qui pourrait faire des arrêts spécifiques dans certains coins de la municipalité est aussi attendue.

Pendant la campagne électorale, le premier ministre Doug Ford s'était exprimé contre la création de sites d'injection supervisée. Le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario affirme maintenant que M. Ford a changé d'avis après avoir examiné les données reliées à cet enjeu.

Erratum

Une précédente version de ce texte indiquait que le centre de prévention des surdoses de London avait obtenu un sursis de six mois alors qu'il avait reçu une extension jusqu'au 30 septembre. Toutes nos excuses.

Avec certaines informations de la CBC.

Crise des opioïdes

Santé