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L’accessibilité aux soins réglera le débat sur la rémunération, estime Diane Francoeur

La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Diane Francoeur,

La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Diane Francoeur,

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Présentant son plan d'action pour améliorer l'accessibilité des soins dispensés par ses membres, la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Diane Francoeur, a dû de nouveau défendre leur rémunération à l'aube de la campagne électorale.

« Lorsqu’on aura réglé la question de l’accessibilité, on arrêtera de faire tout un plat de la rémunération des médecins spécialistes », a déclaré Mme Francoeur.

Maintenant que l'épineux dossier de l'entente avec le ministère de la Santé est réglé, elle vante la collaboration retrouvée avec le gouvernement.

« C’est pas compliqué, un mandat [du gouvernement], ça dure quatre ans. On s’est chicanés pendant trois ans et demi et on a réussi à vous livrer ça à l’intérieur de six mois », a déclaré Mme Francoeur en brandissant son plan d’action. « On veut continuer dans cette direction. »

Pour en finir avec la rémunération de ses membres, que la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ) souhaitent réduire, la présidente de la FMSQ a indiqué qu’une étude pancanadienne était en cours pour comparer leur rémunération par rapport à leurs collègues hors Québec.

« On s’assoira ensuite et on prendra les décisions nécessaires », a indiqué Mme Francoeur.

« Si M. Legault [François], s’il est élu, décide comme premier ministre, comme première action, de démontrer aux Québécoises et aux Québécois que la signature de l’État ne vaut rien en rouvrant notre entente, ça lui appartient », a-t-elle poursuivi.

Tout en soutenant qu’elle collaborera avec le ministère, peu importe le parti porté au pouvoir lors de la prochaine élection, Mme Francoeur a eu cette réponse : « Je suis convaincue que les patients du Québec seront très heureux d’avoir un meilleur accès à la médecine spécialisée et ils seront mieux éclairés pour faire leur choix le 1er octobre. »

« L’entente est signée jusqu’en 2023, a-t-elle ajouté. Nous avons l’intention de collaborer et de donner des résultats à la population. »

Améliorer l'accessibilité

Forte de la nouvelle entente entérinée en février dernier, la FMSQ présente son plan d’action pour améliorer l’accessibilité aux soins prodigués par ses membres.

Baptisé APSS – Accès prioritaire aux soins spécialisés – le plan d’action de la FMSQ compte trois axes d’intervention :

  • Améliorer l’accès à la médecine spécialisée;
  • Améliorer l’accès à la chirurgie;
  • Pratiquer la médecine spécialisée autrement.

Lancée en septembre 2016, la première phase de ce plan concernait les spécialités suivantes :

  • La cardiologie;
  • La gastro-entérologie;
  • La néphrologie;
  • La neurologie;
  • La pédiatrie générale;
  • L’ORL (otorhinolaryngologie);
  • L’ophtalmologie;
  • L’orthopédie;
  • L’urologie.

« Les débuts ont été difficiles, tout était à construire », a indiqué Mme Francoeur en se félicitant toutefois des résultats.

« Plus d’un demi-million de patients ont été vus dans l’une de ses spécialités grâce à ce nouveau service qui permet aux médecins de famille de référer plus facilement leurs patients en spécialités »,a-t-elle souligné.

Mme Francoeur explique que les requêtes ont été standardisées et contiennent désormais les 10 raisons les plus fréquemment invoquées pour demander une consultation dans ces spécialités. « Ça nous permet de donner des rendez-vous en fonction de la priorité clinique », précise Mme Francoeur.

« Le démarrage a été lent, très lent, avec plusieurs ratés que nous nous sommes assurés de corriger avant le déploiement de la deuxième vague de l’APSS qui sera lancée en septembre », a-t-elle expliqué.

La deuxième phase du plan s’attaque aux spécialités suivantes :

  • Médecine interne
  • Physiatrie
  • Rhumatologie
  • Neurochirurgie
  • Chirurgie générale
  • Hémato-oncologie
  • Chirurgie vasculaire

L’objectif de la deuxième phase de l’APSS est de traiter 200 000 patients de plus dans ces spécialités.

Quelques mesures prévues

Afin de parvenir à ses fins, la FMSQ prévoit le prolongement des heures d’ouvertures des services d’imagerie en centre hospitalier.

La FMSQ a, pour ce faire, obtenu l’engagement du ministère de la Santé pour que ces services soient regroupés et offerts sur une plus longue période afin d’en améliorer l’efficience.

La FMSQ prévoit également offrir de la formation aux médecins et leur fournir des outils pour améliorer la pertinence des soins et éliminer les requêtes inutiles.

La fédération entend également recourir davantage aux technologies de l’information pour accélérer le traitement des patients.

Les médecins pourront ainsi transférer plus rapidement les données sur leurs patients et partager plus efficacement l’information entre professionnels de la santé. « Bien que Montréal s’affiche comme un leader de l’intelligence artificielle, nous n’en voyons aucune retombée au quotidien dans les établissements [de santé]. »

Le déploiement de l’APSS doit se poursuivre jusqu’en 2020.

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