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Un traitement contre le cancer créé en 1988 en Ontario reçoit finalement l'approbation de la FDA

Une affiche devant un building.
Le bureau de la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis. Photo: Associated Press / Andrew Harnik
Radio-Canada

Le professeur émérite Duncan Hunter a développé l'Azedra, un médicament spécialisé dans le traitement du cancer en 1988. Ce médicament, qui traite des types spécifiques de cancers surrénaux, vient tout juste de recevoir l'approbation de la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis.

C’est un soulagement, admet Dr Hunter. Cela a pris tant de temps et l'on ne peut pas maintenir un niveau d’excitation constant, mais c’est certainement une bonne nouvelle

Le docteur comprend la lenteur du processus avant de recevoir le sceau d’approbation de la FDA, puisque le médicament est composé d'éléments hautement radioactifs et qu'il est injecté par intraveineuse. Le traitement cible notamment les tumeurs qui ne peuvent pas être détruites par aucun autre moyen.

C’est un peu comme une balle de fusil magique qui se rend là où l'on veut l’envoyer. Le reste du traitement se répand ensuite dans le sang avant d'être éliminé.

Duncan Hunter, professeur émérite à l'Université Western

La recherche initiale effectuée par l’Université Western n'utilisait que très peu de matériel radioactif. Ce n’est que lorsqu’une compagnie privée a commencé à faire des tests avec le médicament que des doses plus élevées de radioactivité ont commencé à être utilisées. Dr Hunter explique que la compagnie a dû passer par plusieurs étapes avant de pouvoir commencer des tests cliniques.

Un traitement de dernier recours

Peu de gens peuvent bénéficier du traitement, souligne également le Dr Hunter, qui indique que seulement 1 000 personnes se font traiter avec ce médicament aux États-Unis.

[Les docteurs] commencent par retirer les tumeurs de manière chirurgicale, et si cela ne fonctionne pas, ce traitement est utilisé en deuxième recours. On ne veut pas injecter une matière radioactive dans les veines des gens à moins d'avoir absolument à le faire.

Duncan Hunter, professeur émérite à l'université Western

Dr Hunter ne s’attend pas à de grandes retombées financières du fait que la FDA ait approuvé l'Azedra.

Par contre, l’ancien chercheur est visiblement ému quand on lui demande comment il se sent lorsqu’il pense au fait que sa création pourra sauver des vies.

Avec les informations de la CBC.

Windsor

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