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Des patients frustrés par le piquetage autour d’un centre médical

Des manifestants dans un stationnement.
Le syndicat Unifor se dit prêt à négocier dès aujourd’hui pour mettre un terme à la grève qui dure depuis 4 mois. Photo: CBC/Jeff Walters

Quelques personnes ont exprimé leur mécontentement alors que des manifestants continuent de bloquer l'accès au centre médical Port Arthur à Thunder Bay malgré l'injonction provisoire obtenue mercredi après-midi par l'employeur.

Jeudi matin, Unifor n’avait toujours pas retiré la clôture entourant le centre médical. Le syndicat a ajouté une pancarte indiquant que l’établissement était désormais fermé.

L’injonction devait aussi empêcher les grévistes de circuler sur la propriété, mais CBC a constaté qu’il n’en était rien.

Carol Jenzen, une patiente, a confronté des membres du syndicat Unifor jeudi : Je suis profondément dégoûtée par cette grève, car les patients en subissent les effets.

Mme Jenzen a affirmé qu’elle préférerait que les manifestants bloquent la circulation plutôt que les gens qui veulent voir leur médecin.

Des membres du syndicat Unifor devant la porte avec un écriteau indiquant que le centre est fermé.Unifor entend continuer à bloquer l’accès à la clinique de santé tant qu’il n’aura pas reçu d’avis officiel écrit de l’injonction temporaire. Photo : CBC/Jeff Walters

Selon le syndicat, aucun papier officiel signifiant cette injonction provisoire n’a été remis aux policiers de Thunder Bay.

Je n’ai pas vu d’ordre “noir sur blanc”, a déclaré le président national d’Unifor, Jerry Dias. Les avocats sont encore en train de débattre de l’injonction.

M. Dias, qui était encore présent sur le piquet jeudi matin, a indiqué qu’il voulait la reprise immédiate des négociations, ce que les médecins refuseraient encore.

Aux grands maux les grands remèdes

C’est en fermant systématiquement la mine de sel de Goderich en Ontario que le syndicat Unifor a pu mettre fin à un conflit de plus de six mois.

Cette stratégie a permis d’éviter que l'entreprise ait recours à des briseurs de grève, selon le syndicat qui voit des similitudes avec la grève des travailleuses au centre de santé Port Arthur.

À Thunder Bay, environ 200 membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), d’Unifor et autres organisations du travail empêchent depuis mercredi l'entrée au centre médical ou la sortie de celui-ci.

Nous les avons prévenus il y a plusieurs semaines que nous allions bloquer l’accès à la clinique s’ils n’acceptaient pas de discuter, a affirmé le président national du syndicat, qui estime que l’employeur fait preuve d’arrogance depuis le début du conflit, il y a 4 mois.

Ces femmes font du travail essentiel, comme la stérilisation des instruments et la prise de rendez-vous, et elles ne sont pas considérées à leur juste valeur.

Jerry Dias, président national d'Unifor

M. Dias a cité le cas d’une travailleuse qui recevait un salaire de 14,70 $ alors qu’elle cumulait 30 ans de service à la clinique.

Selon le syndicat, 2 employées sur 3 présentement en grève ont reçu une augmentation lors de la hausse du salaire minimum le 1er janvier, parce qu’elles gagnaient alors moins de 14 $ de l’heure.

Le PDG de la clinique, John Marello, ne nous avait pas rappelés au moment de publier cet article.

Un « pari risqué »

Selon Michael Lynk, professeur de droit à l’Université Western, la stratégie du syndicat pourrait se retourner contre lui : Si l’employeur est particulièrement têtu, il peut convaincre un juge d’imposer une injonction avec des termes plus contraignants pour le syndicat.

Avec les informations de CBC

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