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La moitié des cas de surdose touche les moins de 18 ans en Estrie

Un consommateur fume un joint de marijuana.

Un consommateur fume un joint de marijuana.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les jeunes de moins de 18 ans représentent la moitié des cas de surdose déclarés en Estrie, selon une enquête épidémiologique de la Direction de la santé publique de l'Estrie sur les surdoses conduite au cours des derniers mois.

Pour recueillir ses données, la Direction de santé publique a fait appel aux corps policiers, aux organismes communautaires, aux services de la santé et aux infirmières scolaires afin qu'ils déclarent toute intoxication à une drogue.

« Le but premier était de détecter des tendances émergentes au niveau des opioïdes, pour voir si on était dans une crise ou pas en Estrie. On a très peu de cas liés aux opioïdes finalement, mais en contrepartie, ce qu'on constate, c'est que c'est toutes sortes d'autres substances qui vont être en cause, comme le cannabis », explique la directrice de santé publique de l'Estrie, Dre Mélissa Généreux.

Sur 28 cas signalés, 15 concernaient des surdoses liées à la consommation de cannabis. À l'aube de la légalisation à des fins récréatives du cannabis prévue le 17 octobre prochain, la Direction de santé publique de l'Estrie tiendra par ailleurs une série de forums dans chacune des MRC pour répondre aux interrogations des citoyens au cours des prochaines semaines.

La directrice de santé publique de l'Estrie signale que les rencontres permettront de cibler les préoccupations de chacune des communautés du territoire.

« À Sherbrooke, par exemple, il va y avoir une Société québécoise du cannabis. Est-ce que ça va générer certaines préoccupations? Peut-être. Au centre-ville de Sherbrooke, où il y a une dynamique particulière, ça peut générer des préoccupations différentes de ce que l'on pourrait voir au Granit, où on est dans un contexte de rétablissement post-tragédie et où il y a une certaine fragilité là qui pourrait faire naître d'autres préoccupations », explique la Dre Mélissa Généreux.

« C'est vraiment d'être à l'écoute de ce que les gens ont à nous dire, répondre rapidement à certaines de leurs questions et voir comment on peut intégrer dans notre plan de prévention les questions les plus complexes », résume-t-elle.

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