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Fin de la traversée en Arctique pour Anne Quéméré et son bateau à énergie solaire

Une femme fait un signe de la main alors qu'elle est au volant d'un petit bateau, nommé Icade, sans voile, ne fonctionnant qu'à l'énergie solaire. Des panneaux solaires recouvrent tout le devant du bateau.
La navigatrice est partie du port de Tuktoyaktuk (T.N.-O.) après le solstice d'été, mais s'est arrêtée près du Nunavut en raison d'une tempête. Photo: Franck Betermin

La navigatrice qui s'était donné pour défi de faire la traversée du passage du Nord-Ouest a dû abandonner son projet au début du mois d'août. Face à de mauvaises conditions météorologiques, son embarcation à propulsion solaire n'a pas tenu le coup.

« Malheureusement, l’été en Arctique a été un peu compliqué », dit Anne Quéméré, qui avait commencé son expédition le 21 juin dernier. Elle explique qu'elle a dû faire face à des vents d’environ 90 km/h et à des vagues de 5 à 6 mètres.

Ce grand vent du nord-ouest a complètement jeté le bateau sur la côte.

Anne Quéméré, navigatrice française

La navigatrice française doit toujours récupérer son bateau, l'Icade, qu’elle devra ensuite réparer. Elle envisage de l’utiliser à nouveau l’année prochaine. Elle avait mis trois ans pour préparer ce périple.

Elle raconte que son bateau, de 6 m de long sur 2 m de large, a réussi à parcourir en moyenne 7 à 10 km/h grâce à l’énergie du soleil.

« Ce n’est pas très rapide, mais c’est quand même plus rapide que quelqu’un qui marcherait dans la rue », a-t-elle dit au micro de l’émission Café Show, mercredi matin.

Les températures pendant son voyage se situaient autour de 0 et 1 degré Celsius, affirme-t-elle.

Toutefois, il n’y a pas que le vent qui a contrecarré son projet. « Les glaces étaient très présentes », indique Anne Quéméré, qui en a été prisonnière pendant quatre jours.

« J’ai envoyé mon drone pour savoir s’il y avait une façon de sortir de ce labyrinthe », dit-elle.

Anne Quéméré a même vécu des moments plus stressants encore. Notamment lorsqu'un « énorme » bloc de glace est venu compresser son embarcation en faisant exploser l'hélice du bateau.

Même si son périple ne s'est pas déroulé comme prévu et qu’elle a dû abandonner avant d’arriver au Groenland, la navigatrice est satisfaite d’avoir expérimenté cette nouvelle technologie dans l'Arctique. Les panneaux solaires se sont révélés très efficaces.

C’est un beau vecteur de rencontres. J’ai fait des rencontres extraordinaires.

Anne Quéméré, navigatrice française

Elle est très heureuse d'avoir eu la chance de rencontrer beaucoup de personnes qui lui ont apporté de l'aide pendant ce périple.

Alberta

Société