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La démolition de Graphic Packaging s’annonce longue

L'usine en mauvais état.
L'ancienne cartonnerie de Jonquière Photo: Radio-Canada / Lynda Paradis
Radio-Canada

Les travaux de démolition de l'ancienne cartonnerie de Jonquière pourraient s'échelonner sur trois ans. C'est ce que révèle le plan de démantèlement de l'usine de Graphic Packaging obtenu par Radio-Canada en vertu de la Loi d'accès à l'information.

Un texte de Priscilla Plamondon Lalancette

Selon le document de 300 pages, il faudra prendre beaucoup de précautions sur le chantier pour protéger les travailleurs et l’environnement. Des analyses supplémentaires des matières dangereuses et toxiques devront d’ailleurs être réalisées.

De l’amiante est présent partout à l’intérieur et à l’extérieur du complexe industriel. La libération de ces fibres dans l’air représente un risque important pour la santé. L’opération de désamiantage se fera donc selon des procédures très strictes.

C'est l'entreprise SEEL de Jonquière qui a fait l'inventaire de tous les contaminants présents sur les lieux.

« L’enlèvement d’amiante est certainement responsable de 50 % de la durée du chantier de démolition. C’est sûr que la durée le chantier va toujours dépendre du nombre de travailleurs présents sur le site, des équipements que l’entrepreneur va utiliser, mais on peut s’attendre définitivement à un chantier supérieur à un an parce qu’il y a beaucoup de bâtiments », explique Jonathan Lapointe, propriétaire et directeur de l'entreprise SEEL.

Matières dangereuses présentes

Avant de commencer les travaux de démolition, le désamiantage devra être terminé et les équipes de travail devront disposer correctement de toutes les substances dangereuses.

Des métaux lourds comme du plomb ont été retrouvés. Des mesures supplémentaires devront être prises pour éviter que ces matières contaminent l’eau, le sol ou les travailleurs.

« Dans les années antérieures, ce qui servait de catalyseur dans la peinture, pour que la peinture soit capable de figer rapidement, c’était du plomb. Alors ils mettaient beaucoup, beaucoup de plomb dans les peintures, et là, maintenant, quand on fait les travaux de démolition, bien c’est sûr qu’il va y avoir plein de poussières de peinture qui vont être émises dans l’environnement. Encore une fois, on veut s’assurer que les travailleurs ne sont pas exposés au plomb », ajoute Jonathan Lapointe.

Une liste démontre les substances désignées dangereuses.Le tableau indique les substances désignées dangereuses qui seront recueillies. Photo : Radio-Canada

Les travailleurs devront aussi retirer soigneusement les équipements qui contiennent des BPC, des hydrocarbures, du mercure ainsi que tous les produits chimiques et pétroliers utilisés au fil du temps dans cette usine.

Les ouvriers devront porter des masques et des combinaisons pour se protéger de l’accumulation d’excréments d’oiseaux dans les installations abandonnées et des quantités importantes de moisissures.

Démantèlement

Le démantèlement se fera en 20 étapes. Seules les structures présentes au-dessus du sol seront démolies. À la fin, des pelles hydrauliques munies de mâchoires seront utilisées pour démolir les bâtiments.

Après les travaux, il ne restera que les fondations et les dalles de béton. Les matériaux de démolition non dangereux, impossibles à valoriser, seront concassés sur place. Ils serviront à remplir les cavités et les canalisations souterraines, de même qu’à réaménager le terrain.

Une liste des produits et des quantités qui seront amassés.Le tableau démontre les matières résiduelles non dangereuses qui seront amassées. Photo : Radio-Canada

Surveillance

Pour s'assurer du respect à la lettre du plan approuvé par le ministère de l’Environnement et par la CNESST, le chantier sera supervisé par un surveillant en environnement. La firme d’experts-conseils indépendante SEEL a également été embauchée par Graphic Packaging pour veiller à ce que Bayshore honore ses engagements.

Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement