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Québec augmentera la superficie des aires protégées en Abitibi-Témiscamingue

Guy Bourgeois, député d'Abitibi-Est, Isabelle Melançon, ministre de l'Environnement et Geoffrey Kelley, ministre des Affaires autochtones.
Guy Bourgeois, député d'Abitibi-Est, Isabelle Melançon, ministre de l'Environnement et Geoffrey Kelley, ministre des Affaires autochtones. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Radio-Canada

Le gouvernement du Québec confirme son intention d'attribuer le statut de réserve de biodiversité à cinq milieux naturels de l'Abitibi-Témiscamingue. Ces aires protégées seront également agrandies de 482 kilomètres carrés. Alors que certains groupes saluent cette nouvelle, d'autres estiment que c'est nettement insuffisant.

Un texte de Thomas Deshaies

C'est la ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, qui en a fait l'annonce mercredi à Val-d'Or. « Cinq aires protégées agrandies et on va retourner auprès de nos partenaires pour bien faire les délimitations puis, par la suite, passer au statut permanent », a-t-elle expliqué.

La superficie des aires protégées passerait donc de 7,3 % à 8 % du territoire de l'Abitibi-Témiscamingue.

Une annonce applaudie par le directeur de l'Organisme de bassin versant d'Abitibi-Jamésie, Omar Daouda. On est en Abitibi, on a plein de biodiversité, plein de lacs, il faut les protéger et ça passe souvent par l'agrandissement des aires protégées, a-t-il déclaré, en marge de la conférence de presse.

Trop long, selon le CREAT

Certaines des aires protégées sont à l'étude depuis près de 10 ans. Des défenseurs de l'environnement estiment que le processus menant à l'agrandissement ou à la création de nouvelles aires protégées est beaucoup trop long.

C'est le cas de la directrice du Conseil régional de l'Environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT), Clémentine Cornille. Ça nous parait assez anormal que des projets qui concernent les aires protégées prennent vraiment beaucoup plus de temps que certains projets miniers d'ampleur [à se concrétiser]. C'est vraiment deux poids, deux mesures, a-t-elle expliqué.

La ministre Isabelle Melançon explique quant à elle qu'il faut du temps pour assurer qu'il y ait un consensus. Le mot consensus devient très important quand on parle d'aires protégées et il faut bien faire les choses, a-t-elle souligné.

Mme Melançon a rappelé que plus de 40 millions de dollars supplémentaires seront investis par le gouvernement pour les aires protégées dans les cinq prochaines années.

D'autres zones à l'étude

Le CREAT espère que d'autres aires seront protégées par le gouvernement du Québec dans la région et qu'il ne faudra pas attendre une dizaine d'années avant la consolidation. Une consultation a eu lieu en 2016 pour certaines des nouvelles zones à l'étude.

Clémentine Cornille exprime par ailleurs ses craintes lorsque des zones sont à l'étude, mais n'ont pas encore de statut de protection. Pendant ce temps, des opérations [de coupe forestière] peuvent avoir lieu, ce qui est préoccupant puisque des aspects particuliers de ces territoires peuvent être compromis, comme des arbres matures, souligne-t-elle.

On a un retard au niveau de la région et on sait que les deux MRC qui font le plus défaut, c'est la MRC d'Abitibi et la MRC d'Abitibi-Ouest. Elles ont à peine 1,5 % de leur territoire qui est sous protection.

Clémentine Cornille, directrice générale du CREAT

La ministre de l'Environnement a laissé sous-entendre, lors du point de presse, que d'autres annonces pourraient avoir lieu sous peu dans la région.

Les cinq réserves de biodiversité se trouvent sur le territoire de la MRC de Témiscamingue, de la Vallée-de-l'Or et de Rouyn-Noranda.

Les cinq réserves de biodiversité qui deviendront permanentes :

  • La réserve de biodiversité Opasatica, d'une superficie de 334 km2;
  • La réserve de biodiversité Kakinwawigak, d'une superficie de 243 km2;
  • La réserve de biodiversité de la Moraine-d'Harricana, d'une superficie de 364 km2;
  • La réserve de biodiversité du Marais-du-Lac-Parent, d'une superficie de 518 km2;
  • La réserve de biodiversité des Dunes-de-la-Rivière-Attic, d'une superficie de 98 km2.

Abitibi–Témiscamingue

Protection des écosystèmes