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Votre iPhone ne vous espionne pas, répond Apple à des législateurs

Un gros plan sur l'écran d'un iPhone dans la main d'une personne. Une icône de micro est affichée à l'écran du téléphone.
Apple affirme que ses iPhone n'enregistrent pas d'audio en attendant d'entendre la phrase de déclenchement de Siri. Photo: iStock
Reuters

Apple a indiqué mardi à des législateurs américains que ses iPhone n'écoutent pas leurs utilisateurs sans leur consentement et ne permettent pas à des applications tierces de le faire non plus. Cette déclaration survient après que ces législateurs ont demandé à l'entreprise si ses appareils respectent vraiment la vie privée de leurs utilisateurs.

Les représentants Greg Walden, Marsha Blackburn, Gregg Harper et Robert Latta ont écrit au PDG d’Apple, Tim Cook, et au PDG d’Alphabet, Larry Page, en juillet. Ces législateurs évoquaient des signalements qui semblaient indiquer que les téléphones intelligents pouvaient « collecter des enregistrements audio non déclenchés de conversations tenues près d’un téléphone pendant que l’appareil attendait d’entendre une phrase de déclenchement, comme “Okay Google” ou “Hé Siri” ».

Dans une lettre adressée au représentant Walden, un républicain de l’Oregon qui dirige le Comité de l’énergie et du commerce, Apple a affirmé que ses iPhone n’enregistrent pas d’audio pendant qu’ils attendent les commandes de Siri. Ils ne diffusent pas non plus les discussions qui ont lieu autour d’eux. Apple dit qu’elle exige de ses utilisateurs qu’ils approuvent explicitement l’accès au microphone et que les applications doivent fournir un signal clair qui montre que l’appareil est en train d’écouter.

Les lettres ont été envoyées dans la foulée du témoignage du PDG de Facebook au Congrès américain, en avril, qui portait sur les pratiques du réseau social en matière de protection de la vie privée.

Alphabet n’a pas indiqué à Reuters si elle avait répondu aux législateurs. Apple a refusé d’ajouter des commentaires au contenu de sa lettre, qui a cependant été lue par Reuters.

Une porte-parole de la majorité républicaine au Comité de l’énergie et du commerce a déclaré que « les deux entreprises ont coopéré jusqu’ici. Le comité a hâte d’analyser leurs réponses et de songer aux prochaines étapes. »

36 000 applications rejetées par semaine

Apple a écrit qu’elle a retiré des applications de sa boutique App Store en raison de transgressions de ses politiques en matière de vie privée, mais elle a refusé d’indiquer si elle avait déjà banni un concepteur. L’entreprise a aussi dit qu’il revenait aux concepteurs d’expliquer que leur application avait été effacée pour une violation de la vie privée.

« Apple ne peut surveiller ce que les concepteurs font avec les données d’utilisateurs qu’ils ont collectées ni prévenir le transfert de ces données, a écrit Apple. Nous n’avons pas la capacité de garantir qu’un concepteur se pliera à ses propres politiques en matière de vie privée, ni aux lois locales. »

L’App Store a généré 100 G$ US en revenus pour les concepteurs d’applications dans la dernière décennie. Apple a expliqué aux législateurs dans sa lettre qu’elle a rejeté environ 36 000 applications sur les 100 000 qui soumettent leur candidature chaque semaine pour des violations de ses règles.

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