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Des sénateurs américains veulent rencontrer Julian Assange pour parler ingérence russe

Julian Assange  pourrait pour être auditionné dans le cadre de  l'enquête américaine sur une ingérence russe dans la campagne présidentielle.
Julian Assange depuis le balcon de l'ambassade de l'Équateur à Londres en mai 2017 Photo: The Associated Press / Frank Augstein
Agence France-Presse

Une commission du Sénat américain a invité Julian Assange à « se rendre disponible » pour être auditionné dans le cadre de son enquête sur une éventuelle ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, a annoncé WikiLeaks mercredi.

L'équipe juridique de WikiLeaks a indiqué sur Twitter qu'elle « étudie la proposition », en soulignant que les conditions de l'audition « devront suivre des normes éthiques élevées ».

WikiLeaks a publié sur son compte Twitter la photo d'une lettre adressée au fondateur de l'organisation, qui vit reclus à l'ambassade d'Équateur à Londres depuis le mois de juin 2012, signée par les sénateurs républicain Richard Burr et démocrate Mark R. Warner, respectivement président et vice-président de la commission du Sénat sur le renseignement.

La commission vous demande de vous rendre disponible pour un entretien à huis clos avec ses membres, à une date et en un lieu qui seront convenus ensemble.

Extrait de la lettre des sénateurs républicain Richard Burr et démocrate Mark R. Warner

La lettre, adressée via l'ambassade des États-Unis à Londres, a été acheminée à l'ambassade d'Équateur où Assange s'est réfugié il y a plus de six ans pour échapper à un mandat d'arrêt de la justice britannique. Il craignait d'être extradé vers les États-Unis à la suite de la révélation par WikiLeaks, en 2010, de milliers de documents diplomatiques et militaires américains.

En juillet et octobre 2016, à des moments clés de la campagne présidentielle américaine, des milliers de messages de responsables du Parti démocrate avaient été dévoilés par WikiLeaks. Candidate défaite lors de l'élection, Hillary Clinton a accusé la Russie et l'équipe de Donald Trump d'être derrière ces révélations.

Après une première vague d'inculpations en février, visant 13 ressortissants et trois sociétés russes, le procureur américain Robert Mueller chargé de l'enquête russe a inculpé en juillet 12 agents du renseignement russe accusés d'avoir piraté les ordinateurs du Parti démocrate.

Selon l'acte d'accusation, les agents auraient utilisé un faux site Internet, DCLeaks, et un compte pirate informatique dénommé Guccifer 2.0 pour diffuser les documents volés. Ils auraient également transféré des documents « à une autre organisation » non nommée, vraisemblablement WikiLeaks.

Le numéro 2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, avait affirmé que ces opérations de piratage n'avaient pas eu d'impact sur les résultats du scrutin, et que le dossier d'inculpation n'avait pas démontré de collaboration intentionnelle entre des Américains et des agents russes, écartant les accusations formulées contre l'équipe de Donald Trump.

Donald Trump, président des États-Unis

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