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Un politicien américain arrêté pour délit d'initié

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Le représentant républicain Christopher Collins est accusé d'avoir réalisé des transactions boursières en s'appuyant sur des informations pas encore publiques.

Photo : Reuters / Mark Makela

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le politicien américain Christopher Collins, un républicain siégeant à la Chambre des représentants, a été arrêté mercredi et accusé de délit d'initié en lien avec des transactions boursières concernant une entreprise de biotechnologie.

M. Collins, son fils et le père de la fiancée de ce dernier sont accusés de conspiration, de fraude et d'autres crimes.

Selon la poursuite, ces accusations sont liées à un système visant à obtenir illégalement des informations privilégiées à propos d'Innate Immunotherapeutics, une compagnie de biotechnologie sise à Sydney, en Australie, et qui possède également des bureaux à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Toujours selon l'acte d'accusation, les présumés conspirateurs ont tenté d'obtenir plus rapidement que prévu les résultats de l'essai d'un médicament visant à combattre la sclérose en plaques.

Christopher Collins, dont la circonscription s'étend de Buffalo à Rochester, dans l'État de New York, a plaidé son innocence.

Lorsque le comité sur l'éthique de la Chambre a commencé à enquêter sur les transactions boursières concernées, il y a un an, la porte-parole du représentant avait dénoncé une « chasse aux sorcières ».

« Nous répondrons aux accusations déposées contre le représentant Collins devant les tribunaux, et nous organiserons une vigoureuse défense afin de laver sa réputation. »

— Une citation de  Extrait du communiqué publié par les avocats de Christopher Collins

« Il est intéressant de constater que même le gouvernement n'allègue pas que le représentant Collins a fait des transactions ne serait-ce que pour une seule action d'Innate Immunotherapeutics. Nous croyons qu'il sera complètement innocenté et blanchi », ont indiqué les avocats du politicien par voie de communiqué.

Les trois accusés se trouvent sous la garde des autorités fédérales américaines, et doivent comparaître mercredi après-midi.

M. Collins était membre du conseil d'administration d'Innate, et en détenait près de 17 % des actions. Lorsque l'essai clinique a échoué, l'annonce publique qui a suivi a fait plonger le cours de l'action de 92 %.

Au dire des procureurs, M. Collins aurait transmis des informations secrètes à son fils, Cameron, en juin 2017. Celui-ci aurait ensuite effectué des transactions en s'appuyant sur ce que son père lui aurait communiqué, avant de passer le mot au troisième accusé, Stephen Zarsky.

M. Zarksy aurait à son tour informé au moins trois autres personnes. Les trois accusés, estime la poursuite, auraient évité des pertes de plus de 768 000 $ américains en vendant des actions avant l'annonce de l'échec des essais cliniques.

Le groupe de défense des droits Public Citizen a déposé en janvier 2017 une demande en vue d'une enquête sur les agissements boursiers de M. Collins auprès du Bureau de l'éthique du Congrès, ainsi qu'auprès du gendarme américain des finances, la Securities and Exchange Commission.

Avec les informations de Associated Press

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