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Le conflit de travail dans cinq Résidences Soleil est terminé

Les employés en grève de cinq Résidences Soleil ont eu une augmentation
La grève de 300 travailleurs amorcée le 17 juillet 2018 dans cinq Résidences Soleil, dont l'établissement de Saint-Laurent, est terminée. Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

La grève qui touchait cinq Résidences Soleil du Groupe Savoie prend officiellement fin. Les quelque 300 syndiqués ont entériné, au cours des derniers jours, les ententes de principe qui étaient intervenues avec l'employeur.

Cinq de ces résidences privées pour personnes âgées étaient touchées par une grève depuis le 17 juillet, à savoir celles de Granby, de Laval, de Pointe-aux-Trembles, de Saint-Hilaire et de Saint-Laurent.

La rémunération était au coeur du litige. Les employés ont obtenu des augmentations qui varieront selon le métier, mais qui pourront accroître ultimement leur salaire de 2,21 $ l'heure sur la durée du contrat, qui est de quatre ou cinq ans, selon l'établissement.

Certains touchaient 12 $, 13 $ ou 14 $ l'heure avant les augmentations, a souligné au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne Stéphane Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques au Syndicat des Teamsters, affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Le syndicat revendiquait de réduire progressivement l'écart de 6 $ l'heure qui sépare ses membres de leurs homologues du secteur public.

C'est une avancée importante, dans la mesure où l'ensemble des travailleurs, qu'ils soient syndiqués ou non, au Québec, observent ça et voient qu'il y a moyen d'améliorer les conditions salariales, qui étaient très en arrière de celles qui étaient offertes aux gens qui oeuvrent dans le secteur public.

Stéphane Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques au Syndicat des Teamsters

Les ententes de principe ont été entérinées dans des proportions variant de 92 à 97 %, selon l'établissement.

La plupart des travailleurs touchés sont des femmes. Il s'agit de préposées aux bénéficiaires ainsi que d'employées aux cuisines et à l'entretien ménager.

Un comité paritaire?

Le Syndicat des Teamsters estime que le gouvernement du Québec devra intervenir en créant un comité paritaire pour « normaliser » les conditions de travail des salariés dans ce domaine, d'autant plus qu'il y a pénurie de préposés aux bénéficiaires, particulièrement dans le privé.

« Nous, on est d'avis qu'il va falloir que le gouvernement provincial mette en place éventuellement un comité paritaire dans les résidences pour aînés pour rattraper et rendre équitables les conditions des travailleurs qui oeuvrent dans le privé par rapport au public », affirme M. Lacroix.

Les comités paritaires veillent au respect des décrets de convention collective. Il existe de tels décrets dans des domaines comme les agences de sécurité et l'entretien ménager. Ils permettent de « normaliser » les conditions de travail au sein de plusieurs entreprises d'un même secteur.

Bien que l'on parle de grève aux Résidences Soleil, celle-ci n'a guère incommodé les résidants, vu les dispositions étendues de maintien des services essentiels, même s'il s'agit de résidences privées pour aînés.

« Il n'y a jamais eu d'interruption de travail. Le débrayage faisait en sorte que les gens manifestaient en dehors des heures de travail, pendant les heures de lunch ou de pause. Par conséquent, les résidents n'ont vu absolument aucune différence entre le service qui était offert avant, pendant et après la grève », a résumé M. Lacroix.

Grand Montréal

Relations de travail