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Québec finance un nouveau « fonds vert » pour les municipalités

Des arbres vus en contre-plongée.

Québec espère augmenter les superficies d'aires protégées grâce à ce fonds.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec annonce qu'il injectera 2,6 millions de dollars sur cinq ans dans le Fonds des municipalités pour la biodiversité créé récemment. L'argent permettra aux villes qui y participent d'obtenir un rendement garanti de 25 % sur leur investissement pour financer, entre autres, le développement d'aires protégées.

Un texte de Thomas Gerbet (Nouvelle fenêtre)

Si le Québec ne veut pas nuire aux engagements pris par le Canada à l'international, il doit donner un coup de barre pour protéger plus de milieux naturels. Actuellement, le Québec compte 10 % d'aires protégées, alors que l'objectif est de 17 % d'ici 2020.

La ministre de l'Environnement du Québec, Isabelle Melançon, pense que l'initiative du Fonds des municipalités pour la biodiversité permettra d'augmenter la superficie des milieux naturels.

Fonctionnement du Fonds

Le Fonds des municipalités pour la biodiversité a été lancé en 2017, mais il prendra réellement son envol avec ce premier investissement de Québec.

Sur une base volontaire, chaque municipalité du Québec est invitée à contribuer au Fonds en versant un montant équivalent à 1 $ par ménage, par année. Par exemple, Boucherville a été la première à embarquer dans le projet en versant 16 000 $.

Deux autres villes y ont contribué : Saint-Bruno-de-Montarville et Granby. Une trentaine de municipalités ont fait part de leur intérêt et des discussions sont en cours avec Montréal, qui compte 780 000 ménages.

Si elle y adhère, Montréal pourrait ainsi bénéficier d'un rendement de 25 % sur son investissement et utiliser l'argent accumulé sur plusieurs années pour acquérir un terrain afin de créer ou agrandir un parc urbain (le golf d'Anjou, par exemple).

Si toutes les municipalités y participaient, le Fonds serait doté de 4,5 millions de dollars par année.

Ce n'est pas le gouvernement qui approuvera les projets, mais les deux administrateurs du Fonds : la Fondation de la faune du Québec et la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec).

En retard sur l'objectif de 17 % d'aires protégées

Le Québec est la province qui dispose du plus grand potentiel en projets d’aires protégées pour aider le Canada à atteindre sa cible d’ici 2020.

Dans son discours sur le budget, le gouvernement avait promis de consentir « un effort considérable pour protéger l’environnement ». Une somme de 40,9 millions de dollars sur les cinq prochaines années a été budgétée afin d'atteindre les objectifs d'aires protégées et leur pérennité.

« L’atteinte de l’objectif international de 17 % du territoire terrestre protégé d’ici la fin de 2020 ne sera possible que si les différentes instances gouvernementales, qu’elles soient autochtones, fédérales, provinciales ou municipales, collaborent et poussent dans la bonne direction de concert avec les forces vives de la société », croit le biologiste et directeur de la SNAP Québec, Alain Branchaud.

Le gouvernement du Québec espère que le Fonds pourra même offrir un rendement au-delà de 25 % si le gouvernement fédéral accepte d'y contribuer, de même que des entreprises privées.

Alain Branchaud croit que des entreprises privées implantées localement pourraient investir dans le fonds de la municipalité où elles sont situées.

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