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Ensaf Haidar « surprise » et « alarmée » pour son mari Raif Badawi

Ensaf Haidar, l'épouse du blogueur Raif Badawi.

Ensaf Haidar, l'épouse du blogueur Raif Badawi.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Devant la lutte diplomatique qui oppose le Canada à l'Arabie saoudite, la femme de Raïf Badawi, Ensaf Haidar, n'a pas caché être « surprise » et « alarmée ». Dans une entrevue à CBC dimanche, elle a affimé ne pas savoir quel impact cela aura sur son mari, qui purge une peine de 10 ans de prison pour des propos tenus sur un blogue. Il a aussi été condamné à 1000 coups de fouet, dont 50 lui ont été administrés.

« J'attends depuis six ans. Mes enfants attendent depuis six ans. J'attends toujours et, malheureusement, je ne sais pas quand je vais pouvoir arrêter d'attendre », a déploré Ensaf Haidar, qui demande tout de même au Canada de ne pas baisser les bras dans ce dossier.

« J'aimerais que le Canada continue à faire pression » sur Riyad, a-t-elle déclaré.

« Pas la première fois »

Dans un communiqué publié lundi, Amnistie internationale demande aux grandes puissances d'imiter le Canada et de « prendre la parole en faveur des défenseurs des droits humains détenus en Arabie saoudite ».

« Des États qui ont une influence significative en Arabie saoudite – comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France – sont déjà demeurés silencieux bien trop longtemps », écrit l'organisation. « Le monde ne peut pas continuer de regarder ailleurs pendant que cette campagne de persécution sans relâche des défenseurs des droits de la personne se poursuit. »

Il est maintenant temps que d'autres pays se joignent au Canada en augmentant la pression sur l'Arabie saoudite pour qu'elle libère les prisonniers de conscience immédiatement, et sans condition, et mette fin à sa répression envers la liberté d'expression dans le pays.

Déclaration d'Amnistie internationale

« Ce n'est pas la première fois que l'Arabie saoudite répond au Canada de le laisser s'occuper de ses propres citoyens. Il l'avait déjà fait à deux reprises par le passé avec des lettres », a mentionné l'amie d'Ensaf Haidar et coordonnatrice d'Aministie international en Estrie, Mireille Elchacar.

« C'est une réponse à laquelle on peut s'attendre fréquemment de la part de régimes plus autoritaires de dire que c'est leurs affaires internes et qu'il faut respecter leurs propres lois. Mais, bien sûr, les droits humains n'ont pas de frontières. Ce n'est pas seulement un droit qu'on a de demander des comptes sur les droits humains, c'est une obligation qu'on a en tant que pays de s'assurer que tous les pays respectent les droits fondamentaux de leurs citoyens », a-t-elle ajouté.

L'Arabie saoudite a pour sa part obtenu le soutien des Émirats arabes unis, de Bahreïn et de l'Autorité palestinienne, selon Al-Arabiya.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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