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Espèces exotiques envahissantes : les lacs de l'Abitibi-Témiscamingue sous surveillance

L'OBVT et le CREAT parcourent les lacs de la région à la chasse aux espèces exotiques envahissantes.

L'OBVT et le CREAT parcourent les lacs de la région à la chasse aux espèces exotiques envahissantes.

Photo : gracieuseté

Radio-Canada

Les lacs de la région sont sous surveillance; l'Organisme du bassin versant du Témiscamingue (OBVT) et le Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT) font présentement le suivi de diverses espèces exotiques envahissantes.

À bord d'un canot, l'équipe espère pouvoir arpenter une quinzaine de lacs au cours de la prochaine semaine.

Le chargé de projets de l'organisme du bassin versant du Témiscamingue, Yves Grafteaux, se réjouit de ne pas avoir croisé la trace du myriophylle à épi lundi matin sur le lac Dufresnoy, à Rouyn-Noranda, où l'espèce aurait été aperçue au cours des dernières années.

Il fait valoir que les lacs les plus fréquentés par les plaisanciers sont particulièrement à risque.

On va aller chercher la plante là où on a le plus de chances de la retrouver. Normalement, elle n'était pas présente les années précédentes, cette année on va aller voir si elle est présente. Pourquoi ces lacs-là, c'est parce que c'est les lacs qui sont les plus fréquentés, qui sont plus proches des grands centres où on sait qu'il y a de la pêche, que des embarcations sont mises à l'eau régulièrement sur ces plans d'eau là, indique-t-il.

Il se réjouit aussi de voir que la propagation du myriophylle semble être limitée à la tête du bassin versant, c'est-à-dire au secteur de Rouyn-Noranda, où la plante aquatique a déjà été repérée dans neuf lacs.

Selon Yves Grafteaux, la multiplication des stations de lavage de bateaux contribue à sensibiliser les plaisanciers.

Il note qu'il s'agit aussi d'un moyen de monitorer la présence d'espèces fauniques nuisibles.

On fait de la détection de plantes, mais il y a aussi tous les animaux. Il y a des macroinvertébrés, des poissons qui peuvent se propager, mais les marinas, les stations de lavage, ça sert à ça. Ça sert à éviter d'autres propagations comme les moules zébrées, comme les cladocères épineux qui sont autant nuisibles dans nos lacs. La lutte aux envahisseurs, c'est une lutte perdue d'avance, mais si on peut les ralentir le plus possible, c'est toujours ça de gagné. Donc, si on peut nettoyer son bateau correctement, si on peut vraiment vérifier les viviers, les filets de pêche, toutes ces affaires-là qui peuvent amener des indésirables, je pense qu'on va profiter de notre territoire pas mal plus longtemps, estime-t-il.

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