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Facebook et YouTube évincent à leur tour le conspirationniste Alex Jones

Alex Jones marche dans un corridor.
Alex Jones, en marge d'une comparution devant un tribunal du comté de Travis, au Texas, le 17 avril 2017. Photo: La Presse canadienne / AP/Tamir Kalifa/Austin American-Statesman
Radio-Canada

Après Spotify et Apple, les géants Facebook et YouTube ont évincé, lundi, le controversé Alex Jones de leurs sites Internet, au motif qu'il tient un discours haineux.

Ces mesures interviennent après des mois de critiques visant YouTube, Facebook et Twitter, accusés de ne pas en faire assez pour combattre la désinformation et les discours incitant à la haine.

Fondateur du site InfoWars, Alex Jones est une personnalité médiatique affiliée à l'extrême droite, devenue une célébrité à la faveur de propos et de théories conspirationnistes sur la fusillade de Sandy Hook, en 2012.

L'homme prétendait que la tuerie, qui a coûté la vie à 20 enfants et à 6 adultes, était une mise en scène. Il soutenait notamment que les parents des enfants victimes de la fusillade étaient en réalité des acteurs payés pour jouer un rôle.

Les proches de certaines des victimes l'ont poursuivi en justice pour diffamation et il reconnaît maintenant que la fusillade a bel et bien eu lieu, mais il maintient que ses allégations relevaient de la liberté d'expression.

Le Texan de 44 ans a évoqué de nombreuses autres théories conspirationnistes, selon lesquelles, notamment, le gouvernement américain aurait commandité plusieurs actes terroristes, comme les attaques du 11 Septembre.

Facebook a annoncé lundi avoir fermé quatre pages appartenant au célèbre théoricien du complot, dont deux propres à son émission InfoWars, parce que celui-ci aurait violé les politiques du réseau social en matière de discours haineux et de harcèlement.

Le géant américain a également annoncé qu'il avait suspendu le compte d'Alex Jones pour une durée de 30 jours.

Facebook dit avoir supprimé les quatre pages après avoir été informé que leur contenu « glorifiait la violence » et employait des termes « déshumanisants » pour désigner les musulmans, les immigrants et les personnes transgenres.

D'autres géants réagissent

Plusieurs autres sociétés de technologie ont elles aussi adopté des mesures contre le conspirationniste américain face à la grogne grandissante à son égard.

En juillet, YouTube a retiré quatre vidéos de la chaîne de M. Jones, qui compte plus de 2,4 millions d'abonnés. Jones avait alors reçu l'interdiction d'utiliser la plateforme pour diffuser en direct après avoir enfreint le règlement de la filiale de Google sur le discours haineux et la mise en danger d'enfants.

Lundi, YouTube a officiellement suspendu la chaîne d'Alex Jones, emboîtant le pas à Facebook.

De son côté, Apple a supprimé dimanche de ses applications iTunes et Podcasts des centaines de balados diffusées par le théoricien de la conspiration et sa marque InfoWars. L'entreprise s’est expliquée en déclarant qu'elle « ne tolère pas les discours de haine ».

Le service de musique en ligne Spotify a pour sa part annoncé, lundi, avoir retiré de sa plateforme tous les enregistrements de l'émission The Alex Jones Show et privé celle-ci d'accès à l'avenir, évoquant également des entorses à son règlement sur les discours haineux.

« Nous avons été complètement bannis de Facebook, Apple et Spotify. Quel média conservateur sera le prochain? », a constaté lundi Alex Jones depuis son compte Twitter.

Le réseau social a indiqué qu’il n’a pas l’intention de bannir Alex Jones de sa plate-forme et de son service de diffusion en continu Periscope parce que l'animateur ne viole actuellement aucune règle.

Alex Jones a par ailleurs interpellé le président Donald Trump, lundi, en lui demandant de faire de la « censure » l'enjeu principal des élections de mi-mandat, à défaut de quoi il sera destitué, prévient le conspirationniste.

Selon Alex Jones lui-même, ses émissions diffusées à la radio, sur YouTube et sur d'autres plateformes sont écoutées par pas moins de 70 millions d'auditeurs chaque semaine.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France Presse

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