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Le Parti québécois joue la carte de l'humour avant les élections

Le PQ joue la carte de l'humour et de l'auto-dérision

« Qu'est-ce qui est bleu et blanc et qui rebondit tout le temps? Le PQ », peut-on lire sur des pancartes à Montréal qui appartiennent... au Parti québécois (PQ). Le parti a lancé lundi une nouvelle campagne publicitaire au ton humoristique afin de séduire la population, une « stratégie qui permet de faire du bruit », selon le professeur de marketing Bernard Motulsky.

« Avec l’humour, qui rejoint plusieurs Québécois, on arrive à attirer l’attention, mais aussi à passer un message sérieux », a expliqué, sur les ondes d'ICI RDI, le député péquiste et porte-parole de cette campagne publicitaire Pascal Bérubé.

L’humour, c’est une façon de faire de l’autodérision. Ça montre l’humilité. Et parfois, sourire, c'est une belle façon de montrer les dents également.

Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia et porte-parole de cette campagne estivale

Il estime également que, par cette initiative, le Parti québécois montre qu'il est combatif et croit que sa popularité peut remonter alors que la formation politique est donnée troisième dans les sondages.

« On en a vu des campagnes que l’on pensait jouées d’avance », a-t-il soutenu, en citant en exemple les récentes élections municipales à Montréal et fédérales où Valérie Plante et Justin Trudeau ont chacun remporté leur pari alors que de premiers sondages ne leur étaient pas favorables.

La campagne publicitaire du Parti québécois se déroulera dans l'ensemble de la province sur différentes plateformes. Les pancartes, qui ont d'abord été aperçues dans le quartier Centre-Sud de Montréal, seront placardées dans plusieurs régions de la province et les slogans pourront être entendus sur plusieurs chaînes radiophoniques au cours des prochains jours. Ils sont également déjà diffusés sur le web.

D'autres initiatives sont aussi à venir, a par ailleurs indiqué M. Bérubé.

Une campagne efficace?

Le choix d'une campagne humoristique est une bonne idée, estime Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et de marketing à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). « C’est une stratégie qui permet de faire du bruit, qui permet de tenter de rajeunir l’image du Parti québécois », a-t-il déclaré sur ICI RDI. Le parti avait d'ailleurs concédé, en février 2017, qu'il devait se « reconnecter avec la jeunesse ».

Lorsque de telles publicités sont diffusées, cela peut comporter quelques risques. Les auteurs peuvent, par exemple, ne pas être pris au sérieux. « C’est toujours difficile d'essayer de faire de l’humour. [Mais] dans ce cas-là, lorsqu’on décide de rire de soi-même, on ne risque pas de se faire critiquer par d'autres », a indiqué M. Motulsky.

« Je pense que c’est clair que le Parti québécois, d’après les sondages, n’a pas grand-chose à perdre », a-t-il ajouté.

Cette offensive publicitaire ressemble d'ailleurs beaucoup à celle de Projet Montréal, qui avait apposé à la mi-août 2017, en pleine campagne municipale, des affiches disant que Valérie Plante était « l'homme de la situation ». Le PQ a d'ailleurs fait affaire avec les mêmes consultants publicitaires que Mme Plante, soit ceux de l'agence Upperkut.

La campagne électorale prévue en août

Le scrutin doit avoir lieu le 1er octobre, conformément à la modification de la Loi électorale. À moins d'un revirement, l'Assemblée nationale sera dissoute le 29 août.

Toutefois, même si la campagne électorale n'est pas officiellement lancée, la loi permet aux partis politiques d'être en mode campagne bien avant le déclenchement officiel. Avant le déclenchement des élections, les formations politiques doivent s'entendre avec des particuliers, des organismes ou des entreprises pour placarder leurs messages étant donné que les municipalités ne permettent pas l’affichage partout.

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