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Québec lance une campagne d'information sur le cannabis

Le reportage de Michel Marsolais

Québec continue de préparer le terrain en vue de la légalisation du cannabis par Ottawa. Lundi, le gouvernement lance une offensive publicitaire visant à sensibiliser la population à certaines notions de base concernant cette plante psychotrope.

Québec veut notamment mieux faire connaître les règles qui encadreront la consommation de la substance dans la province avant le 17 octobre prochain, date de sa légalisation au Canada.

Nous avons encadré [l’usage du cannabis], pas juste la production à domicile, mais aussi les quantités qu’on peut posséder sur nous, à la maison, où on peut fumer du cannabis et dans quels lieux c’est interdit, rappelle Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique. Tout ça va faire partie de la campagne qui va informer les gens. C’est plus une campagne de prévention.

Des messages à la télévision, à la radio et sur le web rappelleront entre autres aux citoyens qu'il sera toujours strictement interdit pour les personnes mineures de se procurer ne serait-ce qu'une infime quantité de cette drogue et d'en consommer.

En bas de 18 ans, on n’a pas le droit d’aller dans une boutique de cannabis, rappelle d’ailleurs la ministre Charlebois, selon qui la légalisation vise d’abord et avant tout à ramener les gens sur le marché légal, pour pouvoir les informer sur ce qu’ils achètent, pour qu’il y ait une traçabilité du produit et pour qu’ils sachent quels sont les effets.

On ne veut pas en vendre plus [de cannabis], on veut juste encadrer tout cela. On a mis ça au clair dès le départ qu’il n’y aurait pas de publicité autour de la vente de cannabis.

Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique

La publicité montre des mots et des éléments graphiques de couleur noire ou blanche qui s’animent sur un fond gris ou noir. Une voix d’homme au ton ferme rappelle entre autres, à coups de phrases concises, que l’on ne pourra pas en cultiver soi-même, [ni] en fumer là où c’est interdit pour le tabac. Le message publicitaire se termine en renvoyant les auditeurs au site web du gouvernement où se trouve toute l’information utile.

Un extrait du message publicitaire du gouvernement québécois au sujet du cannabisLe message publicitaire vise à informer les citoyens sur la réglementation du cannabis à partir du moment de sa légalisation en octobre prochain. Photo : Gouvernement du Québec

Mieux connaître la loi

La campagne publicitaire expliquera aussi aux clients potentiels que seule la Société québécoise du cannabis aura le droit de vendre cette substance.

Certaines publicités s'adresseront plus spécifiquement aux conducteurs. Ils y apprendront qu'ils ne pourront pas prendre le volant sous l'effet du cannabis et qu'une politique de tolérance zéro sera appliquée par la police.

Selon Mme Charlebois, les policiers sont déjà prêts à intervenir auprès des automobilistes. Dès qu’on aura l’appareil qui nous permettra d’avoir les tests les plus probants de salive, on va pouvoir être encore plus performants, mais on est prêt maintenant, parce qu’on applique déjà les tests comportementaux, indique-t-elle.

Le gouvernement souligne que la campagne sensibilisera les Québécois au fait qu'ils ne pourront pas fumer de cannabis là où la cigarette est déjà prohibée. Il sera également défendu de consommer la drogue sur les terrains des établissements de santé et de services sociaux ainsi que sur ceux des établissements collégiaux et universitaires.

Par ailleurs, même si Ottawa persiste à vouloir permettre aux Canadiens de faire pousser quatre plants de cannabis à domicile, le gouvernement du Québec entend visiblement maintenir la ligne dure en la matière. Dans son offensive publicitaire, il fera donc valoir qu'il sera rigoureusement interdit de se livrer à la culture de cette drogue à des fins personnelles dans la province.

Ce sera zéro plant admissible à chacun des domiciles au Québec. Il y a le cadre de loi fédérale, mais dans notre juridiction, on peut être plus restrictif, c’est constitutionnellement défendable.

Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique

D’autres campagnes publicitaires seront déployées plus tard, indique la ministre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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