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Les États-Unis feront respecter les sanctions contre l’Iran, promet Pompeo

Mike Pompeo lors d'une conférence en Asie.
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a promis que les États-Unis « feront respecter » leurs nouvelles sanctions contre l'Iran. Photo: Getty Images / Alex Wong
Radio-Canada

Les États-Unis veilleront à faire respecter les sanctions contre l'Iran, dont le premier volet entre en vigueur mardi, puisqu'elles constituent un « pilier important » de la politique de Washington à l'endroit de Téhéran, a déclaré le secrétaire d'État américain Mike Pompeo.

Annoncées après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, ces sanctions devrait toucher dans un premier temps le secteur automobile et l’aviation commerciale. La première vague comprend aussi des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières de la République islamique.

Le second volet s’attaquera au secteur pétrolier et gazier, ainsi qu’à la banque centrale en novembre.

L’administration Trump s’assurera que ces sanctions soient « rigoureusement appliquées et maintenues », tant et aussi longtemps que le gouvernement iranien ne changera pas radicalement son discours, a indiqué Mike Pompeo.

De retour de Singapour, où il a pris part au forum sur la sécurité de l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), le secrétaire d’État américain a ajouté que le président Donald Trump entend faire en sorte que l’Iran se comporte comme un pays « normal ».

Le régime iranien doit savoir que ça ne fait que commencer.

Mike Pompeo, secrétaire d’État américain

Sous l’administration Obama, les sanctions américaines avaient été assouplies grâce à la signature de l’accord sur le nucléaire iranien, conclu à Vienne en 2015.

Le président américain, qui a claqué la porte à cet accord en mai dernier, entend maintenir une « pression maximale » sur l’Iran, qu’il considère comme une menace pour la sécurité au Moyen-Orient.

L’administration Trump avait par ailleurs enjoint aux entreprises qui faisaient affaire avec la République islamique de résilier leurs anciens contrats et de ne pas en conclure de nouveaux sur une période de 90 à 180 jours, sous peine de subir, à leur tour, des sanctions de la part des États-Unis.

Le rial chute

Les mesures annoncées par Washington visent des points névralgiques de l’économie iranienne et pourraient lourdement l’affecter. La devise nationale, le rial, a connu dernièrement son plus bas niveau face au dollar sur le marché.

Ces sanctions entrent en vigueur après que les relations tendues entre Donald Trump et son homologue iranien, Hassan Rohani, ont été ravivées par une série d’échanges acrimonieux sur Twitter, à la mi-juillet.

Au terme de ces échanges, le président américain s’est dit prêt à rencontrer les dirigeants iraniens « lorsqu’ils le voudront », la semaine dernière.

Mais dans un tweet soulignant que l’économie iranienne allait mal, samedi soir, Donald Trump a plutôt indiqué qu’il importait peu qu’une rencontre ait lieu. « C’est à eux de voir », a-t-il écrit.

Avec les informations de Associated Press

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