•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quand l’art éclaire la dépendance

Un crâne dans lequel s'est faufilé un dragon surmonté d'un saumon mort couronné de gens pendant au bout de seringues.
Première d'une nouvelle série peinte par l'artiste Donna Langhorne. Photo: Donna Langhorne/Facebook

Une artiste de Air Ronge, un village du nord de la Saskatchewan, a choisi de montrer l'ampleur du problème de dépendances de son patelin par l'art visuel.

Selon l’artiste peintre Donna Langhorne, la communauté a beaucoup souffert ces dernières années.

Les dépendances enserrent notre ville.

Donna Langhorne, artiste peintre

Ce n’est pas la première fois que l’artiste qui se fait appeler « Donna l’étrange » traite de dépendance dans ses oeuvres. Sa série précédente, intitulée Seven Visions (sept visions) comprenait un tableau parlant de l’alcoolisme.

Une bouteille retient des gens prisonniers par des toiles d'araignée, alors que des vautours tentent de s'attaquer à eux. À l'opposé, les familles de ces gens tentent de les retenir.L'artiste a commencé à développer sa technique de peinture il y a deux ans. Photo : Donna Langhorne

Une réalité visible

« On ne peut faire un pas en ville sans voir une personne saoule ou droguée », confie l’artiste, ajoutant que « c’est vraiment difficile, surtout quand on a des enfants qu’on cherche à protéger » de ce genre de problèmes.

Une tortue aux couleurs amérindiennes est entourée de poissons morts au-dessus de la fumée de centrales nucléaires. Au centre, un tipi surplombé d'un drapeau canadien à l'envers sert de fond à une manifestation en noir.Selon l'artiste Donna Langhorne, la série Seven Visions (sept visions) servira pour une campagne nationale d'affichage. L'inscription autour de la tortue signifie: « Seulement lorsque le dernier arbre sera mort, lorsque la dernière rivière aura été empoisonnée et que le dernier poisson aura été pêché, nous réaliserons que nous ne pouvons manger l'argent. » Photo : Donna Langhorne

Une bourse pour mieux illustrer la réalité

Pour faciliter son expression artistique, Mme Langhorne a récemment reçu 30 000 dollars du Conseil des arts du Canada et 6000 dollars du Conseil des arts de la Saskatchewan.

Ces fonds servent à financer la collection Common Truths (vérités communes) qu’elle peint actuellement et qui s’appuie sur la symbolique des clans d’animaux ou des totems.

Elle réalise ses oeuvres en laissant le thème s’exprimer sur la toile au bout de son pinceau, une méthode qu’elle a développée au cours des deux dernières années.

Au centre, un castor, entouré de symboles des traditions autochtones, sous lequel deux familles sont réunies en forêt autour d'un feu. Au centre du castor figurent un aigle et des époux.Cette autre oeuvre de Donna Langhorne fait partie de la série sur les 7 enseignements sacrés. Photo : Donna Langhorne

L’art au service de l’information

Quand on lui demande pourquoi privilégier l’art pour exprimer la détresse de sa communauté, Donna Langhorne répond que « c’est la façon dont [elle] peut s’exprimer, parler aux autres ».

Une jeune fille grandit et tend les bras au coeur d'un arbre dont le feuillage représente des traditions autochtones. Au pied de l'arbre, d'autres jeunes filles sont recroquevillées dans la terre sous des arbres qui n'ont pas atteint la pleine maturité.Une autre oeuvre de la série Seven Visions. Photo : Donna Langhorne

Saskatchewan

Peinture