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Ebola : au moins 43 nouveaux cas en République démocratique du Congo

Un infirmier injecte un vaccin dans le bras d'une personne.

Les autorités sanitaires de la RDC ont fait savoir qu'une campagne de vaccination serait lancée pour combattre l'épidémie d'Ebola.

Photo : Reuters / Kenny-Katombe Butunka

Radio-Canada

Les autorités congolaises de la Santé ont indiqué samedi avoir identifié au moins 43 nouveaux cas de contamination à la fièvre hémorragique Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), dont 13 contaminations confirmées. Cette nouvelle épidémie survient moins d'une semaine après la fin de la plus récente éclosion.

Nous enclenchons toutes les machines qu'il faut pour endiguer l'expansion de l'épidémie à Beni. Nous ne sommes qu'au troisième jour de l'organisation de la riposte. Nous ne pouvons pas vous dire qu'il y a une bonne évolution ou non, pour la simple raison que nous sommes en train de faire l'état des lieux, a assuré samedi le directeur général de la lutte contre la maladie, le DrNdjoloko Tambwe Bathé.

Les autorités font également état de 33 décès, dont trois parmi les 13 cas confirmés.

Des travailleurs des services de santé transportent le corps d'une possible victime de l'Ebola.

Plusieurs dizaines de personnes seraient déjà mortes après avoir été contaminées par le virus de l'Ebola.

Photo : Reuters / Baz Ratner

La plus récente éclosion survient à peine une semaine après que le gouvernement national eut annoncé la fin d'un autre épisode de fièvre hémorragique dans le Nord-Ouest, qui aurait également fait 33 morts.

Selon les autorités sanitaires, il n'y a pas lieu de penser que les deux éclosions sont liées.

Jusqu'à maintenant, 879 personnes étant entrées en contact avec des patients atteints d'Ebola ont été identifiées, a fait savoir le ministère de la Santé. Retrouver ces gens, toutefois, pourrait s'avérer difficile dans cette région du pays, en raison de la densité de population et de la présence de dizaines de groupes de miliciens.

La survenue d'une nouvelle épidémie dans une zone de conflit inquiète au plus haut point l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Sur l'échelle du degré de difficulté, tenter d'éteindre une flambée d'un pathogène mortellement dangereux dans une zone de guerre est au sommet.

Peter Salama, directeur général adjoint chargé des réponses d'urgence de l'OMS

Tout comme pour l'éclosion dans l'ouest du pays, les responsables de la Santé prévoient utiliser un vaccin produit par le géant Merck auquel ils attribuent un ralentissement de la dissémination du virus après que celui-ci eut atteint une ville portuaire reliée à la capitale, Kinshasa.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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