•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des infirmières de l'Hôpital de Gatineau se disent « prises en otage »

Les mains d'une infirmière, avec des gants verts, qui tient de la gaze.

Conditions difficiles pour les infirmières

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Radio-Canada
Mis à jour le 

Des infirmières de Gatineau s'organisent pour réclamer de meilleures conditions de travail. Après les médecins spécialistes qui demandaient vendredi de meilleurs investissements dans le réseau de la santé, des infirmières disent maintenant être prises en otage par la direction de l'Hôpital de Gatineau.

La situation dans les urgences de l'Outaouais est particulièrement difficile ces temps-ci, avec des ressources limitées durant la saison estivale.

Des infirmières doivent faire du « temps supplémentaire obligatoire ». Or, samedi matin, la situation a nécessité une négociation patronale-syndicale, puisqu'une infirmière exténuée disait ne pas être en mesure d'accomplir le travail.

Le syndicat des infirmières de l'Hôpital de Gatineau affirme que huit infirmières ont procédé, par solidarité, à un processus de « travailler ensemble », ou encore un sit-in, sans qu'il y ait d'impact sur les soins aux patients.

Pas aux infirmières de régler la « pénurie »

Le représentant syndical des infirmières, Patrick Guay, soutient que ses collègues lui sont venus en aide puisqu'elles sentaient que la situation était dangereuse et inacceptable pour la population.

On demande déjà beaucoup, beaucoup d'heures supplémentaires à nos infirmières et infirmières auxiliaires, et du temps supplémentaire obligatoire. Un moment donné, elles peuvent aider, mais ce n'est pas à elles de régler la pénurie, dit-il.

M. Guay affirme que le nombre d'infirmières qui étaient prévues à l'horaire était insuffisant dès sa planification.

Si nous sommes infirmières [...] c'est parce qu'on aime les gens. Mais lorsqu'on est dans une situation où nous-mêmes on manque d'aide, c'est difficile de leur donner les soins auxquels ils ont droit.

Patrick Guay, représentant syndical des infirmières

« Imbroglio » de deux heures

Pour sa part, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais nie avoir pris des infirmières en otage, samedi.

La direction de l'urgence indique avoir demandé à deux infirmières de faire du temps supplémentaire obligatoire et qu'un « imbroglio » de 2 h avait eu lieu.

Selon le CISSS, une interprétation de la convention syndicale était au coeur de cet imbroglio.

Finalement, aucun employé n'aurait fait de temps supplémentaire obligatoire, d'après le CISSS.

Une pétition circule

Cela survient alors qu'une pétition circule chez les infirmières de l'Outaouais pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

Patrick Guay invite les infirmières à signer la pétition et ajoute que c'est sûr et certain que ce [que l'employeur] nous offre présentement, ce n'est rien, rien, rien pour encourager les gens à venir soigner dans l'Outaouais. Au contraire.

C'est un ras-le-bol total, dit-il, en précisant qu'il voit le bout du tunnel, mais que ça va prendre des gens qui veulent travailler avec nous et non pour le budget, mais pour la population et pour des conditions de travail qui vont être adéquates.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Soins et traitements