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Le Hamas et Israël pourraient négocier un cessez-le-feu

Des hommes et une femme transportent des blessés à travers de la fumée et des flammes à l'extérieur.

Des manifestants palestiniens et des secouristes lors d'affrontements vendredi

Photo : Getty Images / Said Khatib/AFP

Radio-Canada

Après plusieurs manifestations hebdomadaires, dont la plus récente a mené à la mort d'un Palestinien et à 220 blessés, la direction du Hamas doit tenir une rare réunion pour discuter de la situation à la frontière de la bande de Gaza, sur fond de spéculations sur une trêve avec Israël.

Vendredi soir, plusieurs hauts dirigeants du Hamas, dont certains en exil en Égypte et au Liban, devaient se réunir pour discuter de la possibilité d’un arrêt des hostilités avec les forces israéliennes, selon une source au sein du Hamas qui souhaite garder l'anonymat.

Selon des responsables du Hamas, il s'agit de la première réunion plénière du bureau politique du mouvement islamiste depuis celle tenue au Caire, en 2017.

Du côté d'Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahu a annulé un voyage prévu lundi en Colombie pour se concentrer sur la situation à Gaza. Plusieurs médias locaux indiquent que le cabinet de sécurité doit être réuni dimanche pour débattre de propositions visant à mettre fin aux tensions.

Plusieurs hauts représentants du Hamas sont arrivés à Gaza jeudi soir afin de discuter d'un possible accord de paix. La délégation compte aborder les « questions qui préoccupent le peuple palestinien, à commencer par la réconciliation nationale et la fin du blocus de Gaza », a déclaré le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, avant l'arrivée de la délégation à Gaza.

Selon des médias israéliens, un accord entre le gouvernement Netanyahu et le Hamas se concentrerait sur l’arrêt des hostilités en échange d’une levée des restrictions de déplacement et d’entrées de marchandises à Gaza.

Une trêve pourrait permettre le financement d’une série de programmes visant à améliorer les réseaux d’adduction d’eau et les infrastructures électriques, qui ont été durement endommagés sur le territoire.

Un échange de prisonniers pourrait également avoir lieu. Les médias israéliens laissent entendre que le Hamas pourrait rendre les corps de deux soldats israéliens tués en 2014 à Gaza ainsi que les deux Israéliens présumés en vie et détenus par le mouvement islamiste.

Affrontements meurtriers

Des manifestations hebdomadaires secouent la bande de Gaza depuis le 30 mars dernier. Les tensions demeurent vives, mais les manifestations sont de moins en moins violentes.

Le mouvement de protestation réclame la fin des sanctions économiques contre l’enclave palestinienne et le droit des Palestiniens de retourner sur les terres qu'ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d'Israël, en 1948.

Lors de la manifestation de vendredi, 8000 Gazaouis se sont réunis, estiment les forces de sécurité israéliennes. Un jeune Palestinien de 25 ans, Ahmed Yaghi, a été tué par balles, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé de la bande de Gaza.

Au moins 220 autres Palestiniens ont été blessés, dont 90 par des tirs de balles réelles, a déclaré un responsable d'un hôpital de Gaza.

Depuis le début de ces affrontements, au moins 156 Palestiniens et un soldat israélien sont morts.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International