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Une présumée victime d'Harvey Weinstein entretenait une relation amoureuse avec lui, selon ses avocats

Deux hommes portant des vestons et des cravates discutent en sortant d'un bâtiment.

Harvey Weinstein (à gauche) et son avocat Benjamin Brafman (à droite) à la sortie du tribunal de Manhattan le 9 juillet 2018

Photo : Getty Images / Kevin Hagen

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Harvey Weinstein et sa principale victime présumée ont entretenu une relation amoureuse suivie durant plusieurs années après les faits allégués, affirme la défense du producteur américain déchu, correspondances à l'appui.

Cette femme est la seule parmi les trois victimes présumées figurant dans l'acte d'accusation qui aurait été victime de viol, les deux autres ayant fait état d'agressions sexuelles.

Selon son témoignage, les faits seraient intervenus en mars 2013.

Vendredi, dans un recours en annulation de la procédure qui comprend plus de 150 pages, les avocats d'Harvey Weinstein ont produit de nombreux extraits de correspondances qui témoignent, selon eux, d'une relation amoureuse suivie, qui se serait prolongée au moins jusqu'en 2017.

Certains courriels datent de quelques semaines seulement après les faits présumés et montrent que la victime a cherché, à de nombreuses reprises, à revoir Harvey Weinstein.

« J'espère pouvoir te croiser aujourd'hui », « je peux déjeuner si tu as le temps », indiquent certains messages.

La défense souligne que le ton employé par la victime présumée, dont le nom n'a pas été révélé publiquement, est « clairement chaleureux ».

« Je t'aime toujours. Mais je déteste avoir l'impression d'être un plan cul », écrit la femme dans un courriel daté du 8 février 2017.

Une relation consensuelle, selon la défense

Pour les avocats d'Harvey Weinstein, cette expression montre que la victime présumée « semble reconnaître la nature consensuelle et intime de sa relation avec M. Weinstein ».

La correspondance présentée par la défense montre également que la femme a cherché à présenter sa mère à son agresseur présumé plus d'un an après l'incident allégué.

La défense est menée par l'avocat new-yorkais Benjamin Brafman, qui a notamment conseillé Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire Nafissatou Diallo.

Un homme aux cheveux peignés vers l'arrière répond à des journalistes derrière plusieurs micros de chaînes de nouvelles télévisées.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'avocat Benjamin Brafman répond aux questions des journalistes

Photo : Getty Images / Spencer Platt

Elle produit également des messages montrant que la victime présumée a sollicité Harvey Weinstein pour l'aider à décrocher un emploi ou devenir membre d'un club privé.

Même en cas d'abandon des charges liées à ce viol présumé, le créateur du studio Miramax serait encore passible de la réclusion criminelle à perpétuité pour les deux autres faits retenus contre lui.

Sollicités par l'AFP au sujet du recours déposé vendredi, les services du procureur de Manhattan Cyrus Vance n'ont pas donné suite.

Pour tenter d'affaiblir davantage l'acte d'accusation, la défense rappelle que les deux autres incidents imputés à l'ex-magnat de Hollywood remontent à 12 et 14 ans.

Le procès Weinstein et le mouvement #MoiAussi

M. Weinstein a été interpellé fin mai à New York, huit mois après la publication des premières accusations de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles et de viol le visant.

Il a été inculpé de viol, d'« acte sexuel forcé » et de fellation forcée.

Harvey Weinstein a reconnu plusieurs relations avec des femmes qui se présentent comme victimes, notamment la principale victime présumée du dossier pénal, mais a toujours soutenu que ces rapports étaient consentis.

Depuis que le scandale sur les abus sexuels présumés du producteur a éclaté en octobre, près d'une centaine de femmes – dont des vedettes comme Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow ou Salma Hayek – ont affirmé avoir été victimes de l'ancien géant d'Hollywood.

Ces accusations ont déclenché le mouvement anti-harcèlement #MoiAussi, qui a fait chuter des dizaines d'hommes de pouvoir accusés d'abus sexuels dans de nombreux secteurs et continue aujourd'hui à secouer les États-Unis.

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