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La FADOQ demande au CISSS de l'Outaouais plus de sensibilisation sur les directives médicales anticipées

Une femme en fin de vie se fait tenir la main par une personne proche.
Une femme en fin de vie se fait tenir la main par une personne proche. Photo: iStock / Obencem

Le Réseau FADOQ vient d'envoyer une lettre aux dirigeants du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais pour demander que le registre des directives médicales anticipées soit consulté de façon systématique.

Depuis 2016, ce registre permet aux Québécois d'indiquer par écrit les soins médicaux qu'ils acceptent ou non de recevoir en cas d'inaptitude.

Ce sont en quelque sorte leurs dernières volontés médicales, mais ce mécanisme reste peu connu des patients et peu utilisé par le personnel médical.

C’est cette situation qu’espère changer le Réseau FADOQ, autrefois connu sous le nom de Fédération de l’âge d’or du Québec.

Le registre n’est pas aussi connu qu’il devrait l’être. Non seulement cela, mais le registre n’est pas consulté.

Gisèle Tassé-Goodman, présidente de la FADOQ région Outaouais

De prime abord, si les directives médicales anticipées avaient été complétées et que [les médecins] allaient consulter le registre, ce serait beaucoup plus facile, à bien des égards, parce que c’est le patient lui-même qui parle comme s’il était apte, parce qu’il a signé son DMA alors qu’il était apte, soutient Mme Tassé-Goodman.

Moins de souffrances

Les familles de patients qui formulent des directives de fin de vie souffrent beaucoup moins, selon elle.

Quand on a plusieurs enfants et qu'il n’y a pas de DMA qui a été signé, si on demande à l'un d'entre eux ce que le parent aurait voulu, un autre enfant pourrait avoir une opinion différente. Ça peut créer des tensions dans les familles, parce qu’on ne pense pas tous de la même façon, explique Mme Tassé-Goodman.

Une femme aux cheveux blonds et courts.Gisèle Tassé-Goodman, présidente de la FADOQ région Outaouais Photo : Gisèle Tassé-Goodman

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais n’a jamais consulté le registre depuis sa mise en oeuvre en 2016.

Ce qui nous a interpellés, c’est que l’Outaouais a été identifié comme une région '' cancre '' dans le domaine.

Gisèle Tassé-Goodman, présidente de la FADOQ région Outaouais

Le CISSS de l'Outaouais a affirmé qu'il procéderait au déploiement, cet automne, de divers moyens de communication, notamment des formations et des publications écrites qui visent à promouvoir davantage l'utilisation du registre.

Davantage de ressources demandées

Gisèle Tassé-Goodman demande au CISSS de l'Outaouais de débloquer des ressources et d’embaucher des infirmières comme facilitatrices qui auront comme tâche de démystifier les directives médicales anticipées auprès des patients, notamment par l'intermédiaire d'une campagne de sensibilisation.

Elle indique qu'une lettre adressée à Jean Hébert et Daniel Tardif a déjà été envoyée. On se donne jusqu’à la troisième semaine d’août, après quoi on va revenir à la charge, dit-elle, déplorant le fait que des personnes ne savent même pas que ça existe.

Les DMA pourraient éclaircir bien des choses si c’était consulté et si on sensibilisait la population [...] C’est la voix du patient au lieu [de celle] d’une tierce partie.

Gisèle Tassé-Goodman, présidente de laFADOQ région Outaouais

Ottawa-Gatineau

Soins et traitements