•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La gestion des matières résiduelles, un enjeu vital aux Îles-de-la-Madeleine

Le reportage de Philippe Grenier.
Radio-Canada

La Municipalité des Îles-de-la-Madeleine consacre 17 % de son budget à la gestion des matières résiduelles, soit 4 millions de dollars en 2018. Le contexte insulaire fait peser de nombreuses contraintes, de sorte qu'un comité interministériel a été formé pour trouver des pistes de solution.

Un texte de Brigitte Dubé, avec les informations de Philippe Grenier

Ce groupe de travail est composé de représentants de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine, du ministère du Développement durable, de l'Environnement, du ministère des Affaires municipales et de RECYC-QUÉBEC.

Déchets compactés.Centre de gestion des matières résiduelles des Îles-de-la-Madeleine Photo : Radio-Canada

Une première rencontre de ce groupe de travail s’est tenue à la fin du mois de mai pour faire l'exposé de la situation.

Les Îles, des pionnières

Par la force des choses, les Îles-de-la-Madeleine ont été des pionnières au Québec dans la gestion des matières résiduelles.

Jeannot Gagnon sur la plage.Jeannot Gagnon, ex-directeur du développement et de l'aménagement du territoire Photo : Radio-Canada

L’ex-directeur du développement et de l'aménagement du territoire, Jeannot Gagnon, connaît bien le défi de l'insularité.

L'isolement, l'exiguïté du territoire et notre faible volume nous condamnent à assumer ça avec des coûts très importants, constate-t-il.

Déjà, à la fin des années 1970, une vingtaine de dépotoirs officiels et illégaux causaient des problèmes. Ça dérangeait les gens à cause de la fumée, du vent qui transportait les odeurs, etc.

Jeannot Gagnon, ex-directeur du développement et de l'aménagement du territoire

Du compost dès 1996

En 1996, les Îles ont été les premières du Québec à instaurer un système de tri pour les déchets, le compost et les matières recyclables.

Thibaud Durbecq, contremaître au Centre de gestion des matières résiduelles des Îles-de-la-Madeleine, explique les contraintes avec lesquelles il doit composer aujourd’hui.

On a 11 000 tonnes de matière qu'on doit traiter par nous-mêmes, parce qu'on [ne] peut bénéficier d'aucun support, ni d'une communauté voisine, ni de certaines filières privées, mentionne-t-il.

Déchets compactés.Les déchargements ont lieu au centre de gestion des matières résiduelles. Le tout est transporté dans un convoyeur puis compacté. Photo : Radio-Canada

En 2017, 193 remorques de matières recyclables et de déchets ont quitté l'archipel par traversier. Le compost, lui, reste dans l'archipel au service de la Municipalité.

On est obligés d'avoir un niveau de compétence sur beaucoup de filières et de domaines d'activités et juste de compter sur nous-mêmes.

Thibaud Durbecq, contremaître au Centre de gestion des matières résiduelles des Îles-de-la-Madeleine

Il faut continuer de faire de la sensibilisation, ajoute M. Durbecq. On doit toujours maintenir nos infrastructures et nos équipements à niveau.

D’autres rencontres du groupe de travail sont prévues au cours des prochains mois.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Environnement