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La mairesse de Villeray exclue de Projet Montréal pour « comportement inapproprié »

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Mme Fumagalli en conférence de presse.

Giuliana Fumagalli (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Élue à la tête de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension en novembre sous les couleurs de Projet Montréal, Giuliana Fumagalli a été exclue vendredi de la majorité municipale. De nouvelles allégations concernant « un comportement inapproprié » ont poussé la mairesse Valérie Plante à prendre cette décision.

Un texte de Romain Schué (Nouvelle fenêtre)

Valérie Plante a indiqué vendredi qu'elle n'avait « pas le choix » de poser un tel geste « difficile, mais responsable ».

Giuliana Fumagalli avait été accusée de harcèlement au travail en mai dernier. Une plainte avait été déposée et des relations tendues avec le personnel et des cadres de l'arrondissement avaient été rapportées.

Un processus de médiation avait été mis en place et Mme Fumagalli avait ensuite présenté ses excuses au cours d'une séance du conseil municipal.

Mais jeudi, « de nouvelles allégations ont été portées à mon attention », a soutenu vendredi Mme Plante, tout en refusant cependant d'entrer dans les détails.

Ces allégations proviennent « de différentes personnes », a-t-elle précisé, soulignant qu'elle ne peut « tolérer de tels comportements dans notre milieu de travail ».

À la lumière des faits allégués, je suis dans l'obligation d'exclure Giuliana Fumagalli du caucus des élus de la majorité.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Giuliana Fumagalli écrit, dans un message publié sur sa page Facebook, « ne pas être particulièrement surprise de la décision de Valérie ». « Mes relations avec elle, comme avec les dirigeants du parti, n'ont jamais été des meilleures. C'était donc, dans une certaine mesure, prévisible », poursuit-elle.

Une enquête « approfondie sur le climat de travail au sein de l'arrondissement » va désormais être menée par le contrôleur général de la Ville de Montréal, a précisé la mairesse Plante. « C'est la première étape », a-t-elle rappelé.

Durant cette période, Mme Fumagalli a l'interdiction d'entrer en contact avec les élus et le personnel de son arrondissement, a détaillé la Ville de Montréal.

La mairesse de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension compte, « dans l'intérêt de l'enquête du contrôleur général et par respect pour lui », ne pas se présenter à son bureau durant les heures de travail.

Mme Fumagalli conserve cependant son poste de mairesse et un espace de travail va lui être offert dans les locaux de l'hôtel de ville. Elle dit vouloir continuer à « exécuter son mandat dans l'intérêt supérieur de (ses) concitoyens et concitoyennes ».

Aucun harcèlement, soutient Mme Fumagalli

Sur sa page Facebook, la mairesse d'arrondissement explique qu'en voulant faire progresser les dossiers qui lui étaient chers, elle avait fait face à beaucoup de résistance de la part de la « haute fonction publique de l'arrondissement, habituée à l'ancienne façon de faire les choses ».

Cette plus récente situation n'a rien à voir avec quelque forme de harcèlement que ce soit. C'est 100 % une question de désaccords politiques et d'orientations stratégiques

Guliana Fumagalli, mairesse de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Reconnaissant qu'elle a « peut-être trop poussé au début », la politicienne affirme cependant avoir travaillé fort pour s'améliorer.

L'opposition réclame sa démission

Jugeant que l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension est « en crise », le chef de l'opposition officielle, Lionel Perez, a critiqué la décision de Mme Plante.

Selon le leader d'Ensemble Montréal, la mairesse de la métropole aurait dû saisir la commission municipale du Québec, « la seule qui a une autorité sur les élus municipaux et qui peut suspendre un élu après une enquête », a-t-il affirmé, ajoutant que la mairesse Plante « ne comprend pas le sérieux de la situation ».

Mme Fumagalli « dénigre les employés dans des rencontres de façon inacceptable », a clamé M. Perez, tout en évoquant un climat « invivable » pour les employés municipaux, qui subiraient « du stress ».

La seule solution serait pour Mme Fumagalli de démissionner, d'après lui. « Avec le climat actuel, le maire suppléant [Sylvain Ouellet, élu de Projet Montréal] devrait prendre la relève. Ça pourrait calmer les choses », a-t-il estimé.

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