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Les fausses armes à feu peuvent représenter un danger pour la population

Deux pistolets l'un à côté de l'autres sont entreposés sur le comptoir d'un magasin d'armes à feu.
Une vendeuse d'armes à feu explique que la ressemblance est frappante entre un pistolet à air comprimé Heckler and Koch et le vrai modèle en disant que les parties en plastique peuvent facilement être peintes. Photo: CBC
Radio-Canada

Certaines armes à air comprimé sont tellement réalistes qu'il est presque impossible de dire si elles sont vraies ou non, si bien qu'elles peuvent représenter un danger pour la population, selon les policiers de Regina et de Saskatoon.

Les pistolets à air comprimé et les répliques d'armes de poing peuvent représenter un problème, car ils sont très réalistes, selon la police. Et ils sont aussi faciles à obtenir.

À Saskatoon, le nombre d'armes de poing saisies par la police a augmenté régulièrement au cours des quatre dernières années. En 2017, la police de Saskatoon a saisi ce qui semblait être 455 armes à feu (dont 200 armes de poing), mais près de 80 % étaient des répliques ou des armes à air comprimé.

Dans les magasins, il est possible de se procurer un pistolet à air comprimé Heckler and Koch pour 40 $, tandis que d'autres armes tout aussi réalistes peuvent coûter jusqu'à 500 $.

Dans une entrevue accordée à CBC, Eileen Higgins, du magasin d’armes à feu Saskatoon Gunsmith Shoppe, explique que la ressemblance avec un vrai modèle est frappante.

« Ce sont deux pistolets. Oui, celui-ci a un petit truc rouge sur le devant, mais je veux dire qu'il peut facilement être peint ou coupé », dit-elle. « Donc, de toute façon, si j'étais un policier, je serais quand même inquiet et je traiterais [la personne qui pointe son arme sur moi] comme une mauvaise personne… étant armée. »

[Si quelqu'un pointe cette arme devant lui], vous allez voir [...] quelqu'un avec une arme à la main.

Eileen Higgins, du magasin Saskatoon Gunsmith Shoppe

De son côté, la police de Regina dit que, si un policier voit quelqu'un braquer une arme qui semble être vraie sur lui ou un particulier, l'agent peut sortir son arme et tirer sur le suspect.

Le service de police précise que les criminels peuvent utiliser des répliques d'armes à feu comme moyen d'intimidation dans le cas des vols, d'enlèvements, d'agressions armées, d'agressions sexuelles ou toutes sortes de crimes violents.

Si une fausse arme à feu est utilisée lors d'un acte criminel, la personne fait face aux mêmes accusations que s'il s'agissait d'une vraie arme à feu.

Avec les informations de Dan Zakreski, CBC

Saskatchewan

Crimes et délits