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À court d'argent, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens demande l'aide d'Ottawa

Des femmes et des hommes agitent des pancartes et des banderoles, lors d'une journée ensoleillée. Les phrases sur les pancartes semblent être en arabe.

Des employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens manifestent le 4 juillet 2018 devant les bureaux de l'organisation à Gaza. Ils dénoncent la suspension de leurs contrats prévue à la fin du mois d'août.

Photo : Getty Images / AFP/Mahmud Hams

Radio-Canada

Traversant une grave crise financière depuis que les États-Unis ont coupé une partie de leur subvention, l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) basée à Gaza implore le Canada de lui venir en aide.

L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens est à court d'argent depuis le mois de janvier, depuis, en fait, que son donateur principal, les États-Unis, a décidé de réduire sa contribution à l'organisation en riposte aux déclarations de l'Autorité palestinienne. Cette dernière avait affirmé que les Palestiniens n'accepteraient plus aucun plan de paix américain après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d'Israël.

Depuis, les États-Unis n'ont déboursé que 60 millions de dollars américains (78 millions de dollars canadiens) des 365 millions de dollars (475 millions de dollars canadiens) promis cette année.

Si le Canada a depuis offert 10 millions de dollars supplémentaires à l'agence à la suite des compressions de Washington, son directeur, Matthias Schmale, demande à Ottawa d'en faire un peu plus pour aider les réfugiés palestiniens.

« Nous apprécierions évidemment, si cela est possible, une aide financière additionnelle », a indiqué M. Schmale, ajoutant qu'une action du gouvernement canadien pourrait « inciter d'autres pays à prendre plus au sérieux » leur situation et « à entrouvrir un peu plus leur portefeuille ».

En raison du manque de fonds, l'UNRWA a dû couper des postes ou réduire les heures de certains employés. Dans la bande de Gaza, 113 employés ont appris le 25 juillet dernier qu'ils seront remerciés à la fin du mois d'août. Quelque 600 employés qui distribuent des vivres aux Palestiniens ont aussi vu leurs heures diminuer au point d'être considérés comme employés à temps partiel.

Environ 150 postes seront également coupés en Cisjordanie. Le syndicat des employés de l'UNRWA estime qu'au total, 1000 emplois feront les frais des compressions américaines.

« J'ai l'impression de vivre un cauchemar », a déclaré ​Fuad el-Atrash, un des employés touchés, qui se demande comment il arrivera à subvenir aux besoins de sa famille.

Pas d'autres fonds du Canada

Affaires mondiales Canada a indiqué qu'Ottawa était « bien conscient » de la situation financière de l'UNRWA. Toutefois, dans une déclaration écrite envoyée à CBC, sa porte-parole Britanny Fletcher n'a donné aucune indication que des fonds seront octroyés à l'organisation, outre les 10 millions déjà versés.

« Le Canada a répondu à l'appel de fonds lancé par l'UNRWA plus tôt cette année afin de satisfaire aux besoins de l'agence alors que la situation à Gaza continuait de se détériorer », a affirmé Mme Fletcher.

Le gouvernement Trudeau avait recommencé en 2016 à aider financièrement l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, en lui accordant 25 millions de dollars. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait coupé les subventions canadiennes à l'UNRWA en 2009, affirmant que l'organisation était affiliée au Hamas, un groupe de militants palestiniens qui contrôle la bande de Gaza.

D'après les informations de Derek Stoffel

Avec les informations de CBC

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