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La Fondation David Suzuki s'implique pour la création d'aires protégées autochtones

Melissa Mollen Dupuis, activiste de la nation innue

Photo : Melissa Mollen Dupuis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fondation David Suzuki a publié un rapport jeudi pour faire connaître les aires protégées et de conservation autochtone (APCA), qui ont notamment été aménagées par des communautés de la Colombie-Britannique.

Avec les informations de Thomas Deshaies

Le rapport d'une cinquantaine de pages fait état de la création des parcs tribaux K'ih tsaa?dze, Dasiqox (Nexwagweẑʔan) et Tla-o-qui-aht en Colombie-Britannique. Il abonde dans le même sens qu'un récent rapport du Cercle autochtone d'experts, qui plaide en faveur de l'établissement d'un système d'aires protégées et de conservation autochtones au Canada.

La responsable de la campagne boréale au sein de la Fondation David Suzuki, Melissa Mollen Dupuis, explique que le document servira à démystifier cette approche. « C'est quelque chose qui n'est pas encore connu, qui n'est pas encore partagé comme connaissance. On essaye de les faire connaître au Québec, pour voir justement si ça pourrait être des modèles repris par les communautés au Québec », explique-t-elle.

« De récents changements en matière de politiques publiques laissent entendre qu'il existe un soutien relativement aux APCA, mais des instruments législatifs pour protéger ces aires contre les pressions de développement ne sont toujours pas disponibles. »

— Une citation de  Extrait du rapport de la Fondation David Suzuki

Il faut revoir la manière de planifier la création de nouvelles aires protégées, clament les auteurs du rapport. « Ce virage exigera que des ressources soient destinées aux peuples et nations autochtones aux fins de planification, de renforcement des capacités et de construction de ces nations. Il exigera également un réexamen des compétences visant les aires protégées et de la gestion à tous les ordres de gouvernement », peut-on lire dans le document.

Par le passé, la création de nouvelles aires protégées ne s'est pas faite dans le respect des droits des premiers peuples, souligne Mme Mollen Dupuis. « Cette forme d'aire protégée est dirigée, guidée et décidée par les communautés qui décident de l'implanter. Traditionnellement, les Premières Nations peuvent décider de la gestion des ressources à l'intérieur de ces territoires », explique-t-elle.

Melissa Mollen Dupuis estime que l'utilisation de ce type d'aires protégées pourrait aussi éviter des litiges devant les tribunaux. « En faisant une reconnaissance des droits qui existent et qui sont reconnus par les lois au Québec et au Canada, il y a moyen de pouvoir travailler entre les gouvernements fédéraux, provinciaux, et entre les communautés autochtones et non autochtones pour justement pouvoir gérer le territoire sans que ce soit uniquement dans les tribunaux que ça se passe », croit-elle.

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