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À 3 ans, il a la taille d’un enfant de 10 mois : sa mère demande de l’aide

Luke Germs, 3 ans, a la taille d'un enfant de 10 mois. Il est assis sur un fauteuil et tient une manette de jeux vidéo qui semble très grosse entre ses petites mains.
Luke Germs, 3 ans, aime bien jouer aux jeux vidéo parce que sa très petite taille n'est pas un problème. Photo: CBC
Radio-Canada

Luke Germs, 3 ans, est aussi grand qu'un bébé de 10 mois. Pour que son corps accepte de poursuivre sa croissance, sa mère devra débourser entre 500 $ et 2000 $ par mois pour des injections d'hormones. Elle demande l'aide du gouvernement.

La majorité des gens qui rencontrent Luke pour la première fois le prennent pour un bébé. « Ça le dérange vraiment beaucoup quand les gens font des commentaires sur sa petite taille », raconte sa mère, Kathleen Germs.

Bébé, Luke a souffert successivement de pneumonies et de bronchites. Quand il a eu 10 mois, son corps a arrêté de grandir.

« J’ai senti qu’il se passait quelque chose de grave, que ce n’était pas uniquement un problème de taille, que c’était à propos de sa santé », confie Mme Germs.

Aujourd’hui, Luke a 3 ans. Il pèse un peu plus de 10 kg (23 lb) et mesure 83 cm (2,7 pieds). Les garçons de son âge le dominent, ils courent et escaladent les installations dans la cour de récréation, alors que lui a du mal à monter l’escalier.

Luke Germs, 3 ans, prend la pose près d'un bébé de 7 mois. Ils sont de la même taille. Luke tient une affiche où il est écrit: « svp, aidez-moi à grandir en santé ». Luke, 3 ans, prend la pose à côté d'un bébé de 7 mois. Photo : Kathleen Germs

Des injections d’hormones pour grandir

Après de nombreuses visites chez le médecin et dans les hôpitaux, des endocrinologues pédiatres ont émis l’hypothèse que le corps de Luke ne produisait pas suffisamment d’hormones de croissance. Un enfant sur 10 000 souffre de ce type de carence, selon l’Institut national de la santé des États-Unis.

Le médecin spécialiste de Luke souhaite lui prescrire des injections d’hormones, dont le coût de départ est de 500 $ par mois, une somme qui pourrait par la suite s’élever jusqu’à 2000 $ par mois.

Non couvert par la province

Pour que le coût des injections d’hormones soit couvert par la province, des examens très précis doivent être effectués. Sept échantillons de sang doivent révéler la même anomalie. Dans le cas de Luke, six ont démontré qu’il avait une grave carence d’hormones de croissance, mais le résultat du septième se situait dans la moyenne saskatchewanaise. Le coût des injections n’est donc pas couvert par l’assurance maladie.

Fait à noter, les médecins ont exprimé des inquiétudes quant à l’efficacité du test chez les enfants de moins de 5 ans.

Dans un courriel adressé à CBC, le ministère de la Santé de la Saskatchewan indique qu'il revient aux médecins de « fournir les informations cliniques et de déterminer quels tests sont utilisés pour établir un diagnostic ».

« Si les médecins ou les patients souhaitent faire appel de la décision, ils peuvent soumettre des informations cliniques supplémentaires à leur demande », précise le Ministère.

Luke Germs prend la pose à côté d'un garçon né une semaine après lui. Il lui arrive à l'épaule. Il tient une affiche où il est écrit « svp, aidez-moi à grandir en santé ». Ils se trouvent au parc.Agrandir l’imageLuke Germs (à droite) est né une semaine avant le garçon qui se trouve à ses côtés. Photo : Kathleen Germs

Or, pour Kathleen Germs, le temps presse.

« Luke a déjà perdu trois années de sa croissance la plus précieuse », fait-elle valoir.

La famille Germs voudrait bien payer les injections de sa poche, mais les médecins ont expliqué que ça pourrait compromettre une future couverture d’assurance, en particulier s’il y a des améliorations dans l’état de santé de Luke.

« Ils pourraient dire : “Comment savoir que c’est bien l’hormone de croissance et qu’il ne grandit pas par lui-même?” », déplore Mme Germs.

Sans les injections, explique la mère de famille, le coeur, les poumons et les reins de son fils pourraient s’affaiblir, et ses muscles, s’atrophier.

Avec les informations de Jennifer Quesnel, CBC

Saskatchewan

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