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4 millions de dollars pour la recherche dans les lacs expérimentaux

Un lac avec des enclos pour faire de la recherche scientifique.

Du sélénium a été placé dans des enclos dans les lacs expérimentaux pour étudier la vitesse à laquelle cet élément naturel, relâché en grande quantité dans l’environnement par l’activité minière, se retrouve dans les poissons, les invertébrés et le plancton.

Photo : Radio-Canada / Bartley Kives

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi un financement de 4 millions de dollars sur 4 ans pour la recherche dans la région des lacs expérimentaux.

Ces lacs, situés dans le nord-ouest de l’Ontario, constituent « une installation de recherche unique dans laquelle les scientifiques peuvent mener des expériences en situation réelle dans de petits lacs, afin de mieux comprendre les effets des activités anthropiques sur l’environnement », indique un communiqué du gouvernement. L’installation, qui date de 50 ans, est gérée par l’Institut international du développement durable (IIDD), un organisme à but non lucratif établi à Winnipeg, au Manitoba.

Le nouveau financement remplace un précédent accord de financement datant d'il y a deux ans, mais réduit l’engagement annuel du gouvernement Trudeau envers les lacs expérimentaux. En effet, Ottawa envisage de dépenser 1 million de dollars par an pendant 4 ans, alors que le fédéral a dépensé 1,1 million de dollars par an en 2016 et en 2017.

Recherche à long terme

Ce nouveau financement vise à soutenir la recherche environnementale à long terme afin de permettre aux scientifiques de collecter des données concernant l’eau, le climat et la vie aquatique à l’extérieur des laboratoires, soit en milieu naturel.

« Ce financement appuiera en particulier le programme de recherche écologique à long terme, qui surveille un éventail d’indicateurs qui contribuent à dégager les tendances et les changements écologiques à long terme de la santé et de la productivité des poissons dans les lacs boréaux du Canada », précise le communiqué

« C’est très important pour nous », explique Vince Palace, scientifique en chef aux lacs expérimentaux. « Sans ces données recuillies chaque année, on ne peut pas vraiment aboutir à des conclusions. »

Cette base de données à long terme est le meilleur argument que nous ayons pour attirer d’autres chercheurs.

Une citation de : Vince Palace, scientifique en chef des lacs expérimentaux

Par le passé, les chercheurs qui travaillent dans ces lacs ont démontré les effets qu’ont les phosphates, les pluies acides ou encore le mercure sur les lacs. Cet été, les chercheurs ont injecté de faibles quantités de pétrole pour simuler les effets d’un déversement. D’autres chercheurs ont aussi placé du sélénium dans des enclos pour étudier la vitesse à laquelle cet élément naturel, relâché en grande quantité dans l’environnement par l’activité minière, se retrouve dans les poissons, les invertébrés et le plancton.

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