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Inondations de 2017 à Gatineau : une mère et ses deux enfants à la rue

Anick Boucher répond aux questions d'une journaliste devant sa résidence.

Anick Boucher s'est sentie abandonnée et laissée à elle même en apprenant qu'elle n'aurait plus accès au logement fourni par la Croix-Rouge.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En Outaouais, des sinistrés se retrouvent dans une situation difficile, plus d'un an après les inondations du printemps 2017. Une mère monoparentale et ses deux enfants se sont fait expulser mardi de leur logement temporaire après avoir été aidés par la Croix-Rouge et le ministère de la Sécurité publique (MSP) du Québec.

Ils me demandent de "paqueter" et de partir. J'ai mon auto pour déménager, donc je vais aller porter ça dans mon garage, a soupiré Anick Boucher, la voix tremblante d'émotion.

Mme Boucher indique qu'elle a reçu en décembre 2017 un montant d'aide financière afin de l'aider à effectuer les travaux nécessaires pour rendre sa maison habitable. Ces travaux ont commencé en mars, mais ne sont toujours pas terminés.

Je ne peux pas concevoir que je vais rentrer chez nous [...] moi, je m'en vais mettre la sécurité de mes enfants en danger.

Anick Boucher, sinistrée

On ne reste même pas 45 minutes à l'intérieur et on n'est plus capable de respirer, a relaté son fils Sunny. Il explique qu'il a vu de la moisissure autour des fenêtres alors qu'il tentait de les ouvrir.

Anick Boucher et son fils devant leur résidence.

Anick Boucher et son fils devant leur résidence.

Photo : Radio-Canada / Flroence Ngué-No

Anick Boucher envisage maintenant de vivre dans son garage, faute d'endroit où aller. Je ne sais plus quoi faire, déplore-t-elle.

Le MSP s’assure d’être équitable

Le ministère de la Sécurité publique du Québec explique que les demandes sont traitées au cas par cas et que les décisions relatives aux services d'hébergement temporaires sont prises en collaboration avec des ingénieurs et des experts en sinistre.

Dans une réponse écrite, le MSP dit vouloir être équitable envers la majorité des sinistrés, qui respectent les délais du programme.

En date du 1er août 2018, il ne restait que deux familles relogées dans des appartements pour l’ensemble du Québec, et ces familles se situaient en Outaouais, selon le MSP.

Il y avait plus de 1200 familles hébergées à l’été 2017.

Situation similaire, dénouement heureux

Chantal Therrien et son mari se sont récemment retrouvés dans la même situation qui afflige Mme Boucher et ses enfants.

Chantal Therrien répond aux questions d'une journaliste devant sa maison.

Chantal Therrien et son mari jouiront d'un mois de plus pour terminer les travaux à leur résidence.

Photo : Radio-Canada

Le couple avait reçu un courriel du MSP leur indiquant qu'ils ne seraient plus pris en charge par la Croix-Rouge à compter du 1er août.

Or, à la suite d'un reportage de Radio-Canada et de l'intervention de son député, Mme Therrien a indiqué avoir reçu un sursis d'un mois, ce qui lui permettra de terminer les travaux à sa résidence.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles