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Différence marquée entre les centres de soins de longue durée publics et privés

Une dame dans un fauteuil roulant dans le couloir d'un CHSLD.
Près 28 000 personnes âgées vivent dans les 293 établissements de soins de longue durée de la Colombie-Britannique. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

En Colombie-Britannique, les pensionnaires d'établissements de soins de longue durée privés sont 54 % plus à risque de mourir à l'hôpital que ceux qui sont soignés dans des centres publics, selon la représentante des aînés de la province, Isobel Mackenzie. Son rapport publié mercredi démontre que les établissements privés ont davantage recours aux services d'urgences que ceux qui relèvent de l'État.

En étudiant des données compilées entre 2012 et 2016, le Bureau de la représentante des aînés de la Colombie-Britannique a déterminé que la qualité des services est équivalente dans les deux types d’établissements, sauf en ce qui concerne le recours aux urgences des hôpitaux.

La représentante des aînés de la Colombie-Britannique note qu’en plus de poser problème pour les personnes âgées, cette situation augmente la pression sur le système de santé.

Isobel Mackenzie estime que la province pourrait économiser 16 millions de dollars et libérer plus de 15 000 lits d’hôpital si les établissements privés performaient aussi bien que ceux qui sont publics.

Environ 28 000 personnes âgées vivent dans les 293 centres de soins de longue durée de la province. Près du tiers des lits sont gérés directement par les autorités publiques. Les autres se trouvent dans des établissements privés, qui reçoivent des subventions.

Le rapport indique qu’en comparaison avec les résidents de centres de soins de longue durée publics, les pensionnaires des établissements privés ont :

  • 32 % plus de risques d’être envoyés à l’urgence
  • 34 % plus de risques d’être hospitalisés
  • 54 % plus de risques de mourir à l’hôpital

Des salaires moins élevés dans les centres privés

Dans son rapport, Isobel Mackenzie émet une hypothèse qui pourrait expliquer les différences entre les centres privés et publics.

Elle note que le salaire moyen est plus bas dans les établissements privés. Il est donc probable que les employés y soient moins expérimentés et que les taux de roulement y soient plus élevés.

Selon la représentante des aînés, le personnel des centres privés serait possiblement moins confiant et donc plus porté à faire appel aux services d’urgences des hôpitaux.

Il n’y a actuellement pas de données provinciales sur le taux de roulement dans les établissements privés. Dans les établissements publics, où les salaires et les bénéfices sont meilleurs, les données démontrent que le taux de roulement du personnel est faible, mais nous ne pouvons pas comparer les deux types d’établissements pour le moment.

Isobel Mackenzie, représentante des aînés de la Colombie-Britannique

La représentante des aînés de la Colombie-Britannique demande au ministère de la Santé de collaborer avec les acteurs impliqués afin de collecter l’information nécessaire pour répondre aux questions soulevées dans le rapport.

Colombie-Britannique et Yukon

Établissement de santé