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Marmen privilégie le transport par rail pour consolider 175 emplois

Chaque convoi est composé de 10 sections de tours. Cinq trains quitteront Matane cette semaine.
Chaque convoi est composé de 10 sections de tours. Cinq trains quitteront Matane cette semaine. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Marmen Énergie a investi 2,5 millions de dollars pour pouvoir expédier par train les tours d'éoliennes fabriquées dans son usine de Matane; un investissement jugé nécessaire par la direction pour éviter les mises à pied.

Un texte de Michel-Félix Tremblay

Les premiers convois circulent depuis lundi entre Matane et la gare de triage de Charny, sur la rive-sud de Québec.

À la fin de la semaine, cinq convois transportant chacun 10 sections d'éoliennes auront quitté l'usine. À Charny, les convois sont assemblés en un seul train pour se rendre à destination du Dakota. Une autre expédition par train est prévue au début de l'automne.

Sans le rail, la direction de Marmen estime que plusieurs contrats auraient échappé à l'usine de Matane au profit de celles de Trois-Rivières ou du Dakota-du-Sud.

C'est sûr et certain, cette année, si on avait pas eu ça, on aurait fait des mises à pied.

Éric Gauthier, directeur de l'usine Marmen Énergie Matane

L'année 2018 sera la première où 100 % de la production de Marmen sera destinée au marché hors Québec, principalement l'Ontario et les États-Unis.

L'expédition par la route coûte très cher, et sur d'aussi longues distances, le train est le mode de transport le plus économique, affirme le directeur de l'usine de Matane, Éric Gauthier.

Le directeur de l'usine Marmen de Matane, Éric Gauthier.Le directeur de l'usine Marmen de Matane, Éric Gauthier. Photo : Radio-Canada

Le gouvernement du Québec a contribué 500 000 $ à la construction de la voie ferrée et de l'aménagement du lieu d'entreposage.

Derniers convois routiers

Certains contrats obligent l'usine à poursuivre le transport de pièces par convois routiers jusqu'à la fin octobre. Après cette date, toutes les pièces devraient toutefois être transportées par train.

Cela dit, si de nouveaux contrats venaient à s'ajouter, l'entreprise n'exclut pas la possibilité d'utiliser des convois routiers.

Par écrit, le président du Groupe Bellemare, Jean-Luc Bellemare, a mentionné être « modérément inquiet » de ce changement, puisque sept personnes travaillent pour le transporteur routier à Matane.

Sur un route à deux voies, un camion lourd transporte une partie d'une tour d'éolienne. Un camion transporte une tour d'éolienne Photo : Radio-Canada

Après le train, le bateau

Malgré les avantages du train, Éric Gauthier estime que le transport par bateau serait l'idéal pour exporter, notamment sur la côte est américaine.

Il dit d'ailleurs avoir hâte que les travaux de reconstruction au port de Matane s'amorcent. Actuellement, la capacité portante du quai commercial ne permet pas le transbordement de lourdes sections d'éoliennes.

L'état du port présentement, on aimerait que ça aille plus vite.

Éric Gauthier, directeur de l'usine Marmen Énergie Matane

Le ministre responsable des Affaires maitimes, Jean D'Amour, a affirmé qu'à moins d'un changement de dernière minute, l'acquisition par Québec de quatre ports fédéraux, dont celui de Matane, sera annoncée la semaine prochaine.

Cette annonce devrait donner le coup d'envoi des préparatifs menant aux travaux.

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