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Greenpeace accuse les grandes pétrolières d'avoir violé la loi électorale en Ontario

Une plateforme pétrolière sur l'eau

Une plateforme pétrolière sur l'eau

Photo : getty images/istockphoto / Arthurpreston

Radio-Canada

Des militants de Greenpeace Canada et de Democracy Watch demandent au directeur général des élections de l'Ontario d'ouvrir une enquête liée à une campagne publicitaire du groupe Energy Citizens, qui est parrainé par l'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP).

Un texte de Natasha MacDonald-Dupuis

Selon les plaignants, le plus grand lobby pétrolier au Canada aurait violé la Loi sur le financement des élections de l'Ontario en omettant de s’inscrire comme une tierce partie (Nouvelle fenêtre).

Les compagnies comme Shell, Exxon et Suncor savent que leurs publicités seront mieux perçues si elles semblent venir d’un groupe citoyen amical.

Keith Stewart, Greenpeace Canada

Au début de juillet, une enquête conjointe du Toronto Star, du National Observer et de Global News (Nouvelle fenêtre) a révélé que le groupe Energy Citizens avait ciblé les électeurs avec des panneaux d'affichage dans des « endroits hautement visibles » de Toronto ainsi que lors de manifestations. Par ailleurs, plus de 400 000 lettres et brochures avaient été envoyées à des domiciles.

Une femme qui tient une afficheAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une publicité de Canada's Energy Citizens

Photo : Canada's Energy Citizens

Une source anonyme a fait parvenir à ces médias, ainsi qu’à Greenpeace, des documents internes qui indiqueraient que la campagne, menée du 8 avril au 29 mai, avait ciblé 13 circonscriptions potentiellement pivots du Grand Toronto, en prévision du scrutin provincial du 7 juin. Radio-Canada n'a pas été en mesure d'authentifier ces documents.

L'ACPP se défend en soutenant que la campagne avait pour but de promouvoir et de faire débloquer le projet de pipeline Trans Mountain.

« Nous n'avons pas contrevenu aux règles électorales de l'Ontario [...] C'est un enjeu d'intérêt national, et la campagne a ciblé des députés fédéraux et non des candidats ontariens », précise la porte-parole Chelsie Klassen.

Toutefois, selon Greenpeace et Democracy Watch, la campagne a aussi ciblé plusieurs enjeux électoraux ontariens, dont la taxe carbone.

« La campagne de l’ACPP soutenait que l’Ontario était fermé aux affaires, et le jour suivant, Doug Ford déclarait qu’il allait ouvrir la province aux affaires », rétorque Miriam Wilson, de Greenpeace Canada.

Un homme tient un document et une femme est assise à côté de lui.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Keith Stewart et Miriam Wilson de Greenpeace Canada

Photo : Queen's Park

On y voit clairement une stratégie partisane qui vise à influencer le résultat des élections, soutient-elle.

Greenpeace et Democracy Watch demandent au directeur général des élections de déterminer si l’ACPP a bel et bien payé pour les publicités d’Energy Citizens, et combien elle aurait déboursé à ce chapitre.

S’ils sont coupables, ils devraient être sujets aux conséquences prévues par la loi, affirme Mme Wilson. Nous voulons les dissuader de recommencer. Aux États-Unis, c’est une tactique répandue, mais pas au Canada.

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